Un potentiel d’investissement de 100 milliards de dollars par an

La transition énergétique de l'Afrique

Le changement climatique représente un énorme défi pour l’Afrique, selon le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi A. Adesina. Il a appelé les investisseurs à saisir les opportunités qu’il offre, dont la valeur s’élèvera à 3.000 milliards de dollars d’ici à 2030, selon la BAD.

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi A. Adesina, a déclaré que le continent africain offre de vastes opportunités en termes de croissance verte, apportant ainsi un message d’optimisme lors du Forum Union européenne-Afrique sur les investissements verts organisé le 23 avril 2021 à l’initiative du Portugal et de la Banque européenne d’investissement (BEI). «L’Afrique est un marché énorme qui offre des possibilités incroyables. Le processus de reprise économique offre de vastes possibilités. La reprise doit être verte, elle doit stimuler et renforcer la résilience au changement climatique et les investissements verts», a déclaré M. Adesina.

Le continent le plus vulnérable
Ce forum, organisé en visioconférence, visait à mobiliser des capitaux privés et publics en faveur de la transition verte en Afrique. Il a réuni des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé et des représentants d’institutions financières internationales et de développement, de la société civile et du monde universitaire. «Avec d’abondantes ressources en énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique, la transition énergétique de l’Afrique présente, à elle seule, un potentiel d’investissement de 100 milliards de dollars américains par an», a précisé président de la BAD. L’agriculture offre des possibilités d’investissements considérables dans des cultures adaptées au changement climatique permettant de bâtir des systèmes alimentaires plus résilients. Les infrastructures résilientes au changement climatique offrent un potentiel d’investissement compris entre 130 et 170 milliards de dollars, estime-t-il.

Selon les autres intervenants au forum, il est nécessaire de reconstruire «plus vert» de façon collective. Certains ont salué l’engagement du président américain Joe Biden lors du Sommet des dirigeants sur le climat de réduire, d’ici à 2030, les émissions de carbone des États-Unis de 50 à 52% par rapport à leur niveau de 2005. Le président de la Banque européenne d’investissement, Werner Hoyer, a estimé que les partenariats constitués pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 devaient désormais être utilisés pour la lutte contre le changement climatique. «L’Afrique est peutêtre le continent le plus vulnérable aux effets immédiats du changement climatique, mais aussi celui où sont notées certaines des plus faibles émissions de gaz à effet de serre par habitant. C’est également le continent où les erreurs commises ailleurs peuvent être évitées», a déclaré M. Hoyer.

Le changement climatique représente un énorme défi pour l’Afrique, le président Adesina a appelé les investisseurs à saisir de toute urgence les opportunités qu’il offre, dont la valeur s’élèvera à 3.000 milliards de dollars d’ici à 2030. «La Banque africaine de développement est à l’avant-garde des investissements dans l’adaptation au changement climatique, mais plus de 70% des financements nécessaires devront provenir du secteur privé pour compléter les investissements publics», a-t-il affirmé.

Articles similaires