Positif au covid, Haïm Korsia, le grand rabbin de France, n’accompagnera pas Macron en Algérie

Ciblé d’insultes sur internet depuis l’annonce de sa participation à la délégation d’Emmanuel Macron en visite officielle en Algérie à partir de ce jeudi, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, n’accompagnera finalement pas le président. Le concerné a indiqué, à la dernière minute, avoir été testé positif au Covid, ce qui l’empêchera de prendre part à la sa visite officielle en Algérie qui durera trois jours.

"Non seulement il n'y a pas eu de pression, mais le président m' a invité, il a maintenu l'invitation. L'Algérie a donné mon visa, l'Algérie voulait que je sois là, donc il n'y a aucun problème", a-t-il déclaré sur Radio J, une radio de la communauté juive.

Haïm Korsia a affirmé à l’AFP être “asymptomatique” et qu’il était “stupéfait” après avoir reçu le résultat du test PCR. 

La même source poursuit que le grand rabbin de France comptait évoquer, notamment pendant la visite du cimetière Saint-Eugène à Alger où reposent nombre de Français nés en Algérie, l'"attente de beaucoup de pouvoir aller en Algérie, de pouvoir aller se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres".

Fils de juifs nés en Algérie, Haïm Korsia voulait "ouvrir cette possibilité", pour que l'Algérie ne soit pas "juste un pays dont on parle et qu'on ne peut pas aller voir".

Le président français Emmanuel Macron entame jeudi après-midi sa visite officielle de trois jours en Algérie, accompagné d'une importante délégation comprenant sept ministres.

Au Maroc, ce déplacement est suivi de très près, alors que plusieurs indices laissent croire que les relations entre Rabat et Paris ne sont pas au beau fixe. En témoigne l’absence totale de la France du dernier discours du Roi Mohammed VI, dans lequel celui-ci a salué, le 20 août, les pays ayant adopté des positions en faveur de la marocanité du Sahara, notamment les États-Unis et l’Espagne, ainsi que plusieurs autres États européens, arabes et africains.