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Le porte-parole du gouvernement algérien touche le fond

CAMPAGNE D’ALGER CONTRE LE MAROC

Ammar Belhimer est venu encore confirmer, ce 8 février, que le Maroc était bel et bien devenu la question nationale prioritaire de l’Algérie, comme l’avait regretté juste la veille le ministre des Affaires étrangères marocain.

Le complotisme d’Alger semble, hélas, avoir la dent dure. Déjà auteur, le 25 janvier 2021 sur les pages du média électronique algérien Sabq Press, de déclarations volontairement incendiaires envers le Maroc l’accusant de conspirer avec la France et Israël contre son pays, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de la voisine de l’Est, Ammar Belhimer, est de nouveau revenu ce 8 février 2021 à la charge avec une interview au quotidien algérien El Massa dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne recherche visiblement pas l’apaisement.

Enfonçant, au contraire, le clou, le responsable algérien a, cette fois, carrément assuré que le Royaume, ou ce qu’il appelle “le régime du Makhzen”, aurait “recruté des centaines d’agents au niveau du monde virtuel” et qu’il s’agirait même d’une “action systématique et coordonnée”, sans, ceci dit, donner la moindre preuve. Plus loin et, surtout, bien aidé par les questions d’El Massa, qu’il faudrait plutôt qualifier de réquisitoires en ce qu’elles ne manquent aussi pas de s’attaquer aux autorités marocaines, M. Belhimer ne laisse pas d’affirmer que “ce que font [les] médias [algériens] qui fournissent des informations et des nouvelles fiables est devenu un inconvénient pour le régime marocain et affecte l’opinion populaire au Maroc”.

Zone tampon
Ce qui, au passage, en dit long sur qui cherche vraiment noise à l’autre, car ainsi M. Belhimer reconnaît l’existence d’un traitement à charge contre le Maroc, comme vient d’ailleurs de le regretter le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, lors du point presse qu’il a donné ce 7 février 2021 à Rabat et où il a compté en moyenne sept dépêches hostiles au Royaume et à son intégrité territoriale par jour de l’Algérie presse service (APS). “Je suis surpris par l’énergie, le temps que consacre l’Algérie à la question du Sahara marocain. C’est presque devenu la question nationale prioritaire de l’Algérie,” avait fustigé le chef de la diplomatie.

Ce dernier avait, à la même occasion, indiqué que ce sont “une cinquantaine de déclarations de la présidence de la République, du porte-parole du gouvernement, du Premier ministre, de la diplomatie algérienne, de l’armée algérienne” qui, “au cours des dernières semaines”, ont été consacrées au Maroc. L’APS, en particulier, continue de “couvrir” depuis l’intervention le 13 novembre 2020 des Forces armées royales (FAR) dans la zone tampon de Guergarat, à la frontière maroco-algérienne, pour en déloger les milices du Front Polisario qui y bloquaient la circulation des biens et des personnes, une soi-disant guerre que mènerait encore contre le Royaume le mouvement séparatiste sahraoui, allant même, ce 9 février, jusqu’à parler de la mort de trois soldats marocains. Pas très “fiable” tout de même, tout cela...