Le Polisario enclenche une vague de répression violente contre les opposants et leurs familles


Les scènes de violence sont devenues monnaie courante depuis le dernier Congrès du polisario qui a permis la réélection de Brahim Ghali. Mais depuis vendredi 31 mars, la direction du polisario s’en prend aux membres des familles des opposants.

La désobéissance se généralise dans les camps de Tindouf et les scènes de chaos et de violence inouïes se multiplient. Des jeunes habitants des camps de Tindouf, ont attaqué, dans la nuit du vendredi à samedi 1er avril 2023, le siège de la «gendarmerie » du «polisario» au camp «Dakhla» à 160 Km à l’est de la ville algérienne de Tindouf. Les protestataires ont mis le feu à trois véhicules de la «gendarmerie», dont 2 ont été totalement calcinés, et aux équipements dudit siège. Les éléments de la «gendarmerie» ont tiré des coups de sommation, avant que les protestataires ne se dispersent.

Cet incident s’est déclenché suite à une intervention musclée des milices des séparatistes, opérée dans la nuit du 30 au 31 mars 2023, contre la famille de feu Salem ould Ahmed Lahmayer (frère de l’opposant au «polisario», El Haj Ahmed Berikallah) dont un jeune membre a enfreint le couvre-feu imposé par le «polisario» à partir de 1h00. La patrouille de la «gendarmerie», qui le pourchassait, est intervenue pour l’interpeller, en usant de la force contre notamment la fille de feu Salem ould Ahmed Lahmayer, qui a été publiquement tabassée et violentée.


Ayant eu vent de cette intervention, des dizaines de jeunes originaires de la tribu Ouled Dlim du camp ‘’Dakhla’’ ont lancé un appel pour l’organisation d’un sit-in devant le siège de la «gendarmerie », après la tombée de la nuit. Ils ont demandé que les éléments de la «gendarmerie » ayant agressé la famille de Salem Lahpayer soient traduits devant la justice. Ce sit-in a dégénéré en affrontements violents entre les protestataires et les milices. Ce cas n’est pas isolé mais ce qui se passé depuis vendredi 31 mars est inhabituelle.

La direction du polisario a enclenché une série d’arrestations et de répression contre les réfugiés et surtout contre les familles des opposants. Un puissant dispositif des milices du Front Polisario a pris position dans le camp de Dakhla. Les proches de Hach Ahmed Berikallah, premier secrétaire du Mouvement sahraoui pour la paix (MSP), subissent depuis quelques jours des harcèlements et des arrestations en pleine nuit dans le camp de Dakhla.

Dans plusieurs lettres adressées aux membres du Parlement européen et du service diplomatique de l’Union européenne ainsi qu’à divers partis politiques espagnols et organisations internationales, Hach Ahmed Berikallah a condamné, une fois de plus, les actes d’hostilité envers ses proches dans la région de Tindouf et le climat d’intimidation qui règne dans le camp de Dakhla, scène des émeutes provoquées par l’usage excessif de la force contre ses proches et au cours desquelles sa nièce, Hassina Salem Ahmed et son oncle Buh Habub ont été blessés.

Pour Hach Ahmed, le Front Polisario, en raison de sa nature totalitaire, continue, à ce stade, d’exercer son autorité en tant que parti unique dans les camps de réfugiés en dehors du rôle des organisations internationales et des lois de l’État hôte, l’Algérie.

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