La police Espagnole confirme la fausse identité de Brahim Ghali

Un autre délit à l’actif du chef des séparatistes

Le chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, doit répondre non seulement des crimes abominables qui lui sont reprochés, mais également du délit d’utilisation d’une fausse pièce d’identité qui lui a servi pour son entrée en Espagne.

L’affaire de l’entrée et de l’admission dans un hôpital en Espagne de Brahim Ghali, le chef des séparatistes du Polisario, avec une fausse identité et un passeport diplomatique algérien, continue de susciter la polémique chez le voisin ibérique.

Notamment après que le quotidien espagnol La Razón ait révélé que la police a informé le magistrat de l’Audience Nationale que Brahim Ghali n’est pas en mesure de comparaître le mercredi 5 mai 2021 car il ne devrait recouvrir ses capacités cognitives qu’après une période de rééducation de quelques jours et qu’il quittera l’unité de soins intensifs vendredi 7 mai 2021, pour un transfert dans une chambre du même hôpital San Pedro de Logroño.

Le Commissariat Général de l’Information a informé le magistrat instructeur que ses agents se sont déplacés à l’hôpital pour y identifier le chef du Polisario, Brahim Ghali et qu’ils ont pu confirmer que Brahim Ghali a été admis dans cet hôpital sans fournir de document d’identité et qu’il était accompagné d’un médecin algérien porteur d’un écrit rédigé en français où figurait l’identité algérienne, probablement fausse, de Ghali.

L’argumentaire humanitaire fragilisé
Selon Ali Achour, ancien diplomate, aujourd’hui à la retraite, «le gouvernement espagnol n’a pas agi dans la transparence ». Son argumentaire, entièrement basé sur des raisons humanitaires, est singulièrement fragilisé par les circonstances dans lesquelles le chef du Polisario a été admis en Espagne. Car seule la photographie figurant dans le passeport était celle de Ghali, tout le reste était falsifié, à commencer par le nom «Mohamed Benbatouche».

Le code pénal espagnol distingue deux délits: la falsification des documents d’identité et leur utilisation. En vertu de l’article 392, 2e alinéa, est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans celui qui, sans être intervenu dans la falsification, trafique de quelque manière que ce soit avec une fausse pièce d’identité. Une peine de prison de six mois à un an est infligée à quiconque utilise sciemment une fausse pièce d’identité. Brahim Ghali, qui a été admis en Espagne sous le nom fictif de «Mohamed Benbatouche», tombe sous le coup de la loi.

Brahim Ghali ne peut, a priori, être accusé de falsification de document d’identité dès lors que le passeport qui lui a servi pour entrer en Espagne est un document authentique établi par des autorités algériennes. Cependant, l’identité du titulaire de ce vraifaux titre de voyage n’est pas celle de son porteur.

Le délit d’utilisation d’une fausse pièce d’identité est avéré. C’est dire qu’en fin de compte, Brahim Ghali doit répondre non seulement des graves crimes qui lui sont imputés, mais également du délit d’utilisation d’une fausse pièce d’identité.