Polémique sur les séries Ramadanesques

Le syndicat marocain des arts dramatiques défend la liberté de création

Nouvel épisode dans le feuilleton polémique sur les séries diffusées sur le petit écran à l’occasion de ce mois sacré de Ramadan. Après la réaction de l’Association nationale des jeunes avocats du Maroc, qui avait saisi la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) pour dénoncer le contenu de la série «Ness Ness», qui, selon elle, porte atteinte à leur profession et la réponse de la HACA, qui défend la liberté de création artistique, c’est au tour du Syndicat Marocain des Professionnels des Arts Dramatiques (SMPAD) d’entrer en scène pour apporter son soutien aux séries ramadanesques dont le contenu a fait l’objet de certaines critiques.

Dans un récent communiqué, le syndicat se déclare ouvert à la critique des contenus des oeuvres artistiques émanant du grand public, du public et des différentes catégories sociales car ceci «est un droit garanti et légitime, sur lequel on peut capitaliser pour la promotion et le développement des productions nationales».

De même, poursuit-il, la critique sociale des oeuvres sociales, notamment dramatiques, est un principe universel garanti par l’article 25 de la Constitution marocaine. Toutefois, précise le syndicat, «le public et les critiques sont en droit d’évaluer l’oeuvre, voire même de la rejeter du point de vue artistique, mais sans pour autant restreindre la liberté de création, qui est droit humain».

Le SMPAD rappelle également la dimension fictive de ces productions en indiquant que les oeuvres, à travers les caractères négatifs des personnages, ne cherchent pas la généralisation, elle réflètent plutôt le personnage imaginé par l’artiste.

Toujours d’après le syndicat, la création artistique revêt toujours un aspect symbolique malgré son degré de réalisme, alors que les éléments réducteurs et dénigrants ne sont évidents que lorsqu’ils sont dépourvus de contextes, se réalisent d’une manière directe sans histoire, ni événements, ou quand ils ont des objectifs incitatifs clairs, ce qui n’est pas le cas pour aucune des oeuvres concernées