Les dernières pluies suscitent un grand espoir chez les agriculteurs

Le spectre de la soif s’éloigne

Les agriculteurs accueillent avec un grand bonheur les dernières pluies qui se sont abattues sur plusieurs régions du Royaume. Des pluies qui suscitent l’espoir d’une saison agricole florissante.

Malgré les dégâts occasionnés dans la ville de Casablanca, essentiellement du fait de la faiblesse des infrastructures routières et d’assainissement, les dernières pluies d’intensité forte vont avoir des bénéfices énormes sur les réserves en eaux. Il y a seulement quelques semaines, on évoquait à Casablanca un stress hydrique important qui pourrait provoquer une situation de soif dans la métropole économique.

Mais les dernières précipitations ont bousculé tous les scénarios et toutes les interprétations. Les dernières pluies ont concerné plusieurs régions du Royaume, suscitant ainsi l’espoir d’une saison agricole florissante après plusieurs années de vaches maigres.

A Agadir, par exemple, après quelques jours de précipitations, les autorités de la ville ont suspendu leur décision d’arrêter l’alimentation des habitants en eau potable pendant la nuit. Une levée accueillie avec beaucoup de satisfaction quand on sait que la capitale du Souss n’a pas été arrosée depuis plusieurs années. Des années de sécheresse qui ont provoqué un stress hydrique sévère dans l’une des régions connues pour son activité agricole très importante. Mais aussi pour son tourisme qui consomme, à son tour, des quantités considérables d’eau pour entretenir les parcs de golf.

Si les derniers chiffres relatifs à la nouvelle situation des barrages ne sont pas encore rendus publics par le département de l’eau, tout porte à penser que les réserves en eau se sont considérablement enrichies grâce aux dernières pluies.

Réserves hydriques
Les dernières statistiques des barrages remontent ainsi au début du mois de décembre dernier. Ainsi, au niveau national, les retenues des principaux barrages nationaux ont atteint, au 10 décembre 2020, 5.560 millions de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 36%. Les barrages du bassin hydraulique de Souss Massa continuent ainsi de se remplir pour le grand bonheur des agriculteurs et des habitants.

Au 10 décembre 2020, les réserves hydriques sont passées à 100 millions de mètres cubes, contre 77 millions de mètres cubes au 23 novembre. Le taux de remplissage est ainsi passé à 14%, contre seulement 10,8% il y a un mois.

Avec les prochaines pluies annoncées par la direction de la Météorologie nationale, la situation dans la capitale du Souss va significativement s’améliorer pour atteindre au moins 20% de remplissage à fin janvier 2021. La même situation euphorique est vécue dans la région de Marrakech, où les principaux barrages de la région ont connu une hausse du niveau à 19%, contre 9% en novembre dernier.

Le moins que l’on puisse dire est que les dernières pluies ont pu sauver une situation hydrique catastrophique dans le pays et vont certainement sauver une saison agricole qui voit ainsi poindre des horizons meilleurs en 2021. Le meilleur est à venir pour l’agriculture nationale.


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