Le plébiscite de la solution politique

L’ONU ET LE SAHARA MAROCAIN

La question du Sahara marocain va figurer à l’ordre du jour du Conseil de sécurité durant le mois d’octobre.

La 75ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, ouverte le 22 septembre 2020, est un agenda particulier de la communauté internationale. Elle est l’occasion d’une délibération durant plus de trois mois des questions de premier plan intéressant la paix et la sécurité internationale. Cette fois-ci, elle s’est déroulée en visioconférence, les chefs d’Etat étant astreints à ce mode de communication par suite de la pandémie.

Le Maroc y participe et il y a là une nouvelle opportunité et un cadre élargi pour faire entendre sa voix sur des multiples points inscrits à l’ordre du jour. Mais, en même temps, il s’active pour mettre en exergue les termes de référence à la question nationale. Ce dossier a été cadré et balisé dans les précédentes résolutions du Conseil de sécurité. La dernière d’entre elles, celle du 30 octobre 2019 (2494) a de nouveau consacré les paramètres de négociation devant conduire à un règlement. Il s’agit de la prééminence de l’Initiative d’autonomie du 11 avril 2007 qualifiée depuis, continûment, de «sérieuse, crédible et réaliste».

Instruments internationaux
La solution devant imprimer la recherche et la finalisation d’un règlement s’articule autour d’exigences de nature politique, réaliste, pragmatique. Tout ce qui est entrepris par l’ONU et l’envoyé personnel du Secrétaire général –Horst Köhler jusqu’à sa démission en mai 2019 ou son prochain successeur– ne peut que s’inscrire dans cette approche. Il est prévu que les tables rondes reprennent, réunissant le Maroc et l’Algérie ainsi que la Mauritanie et le mouvement séparatiste. D’autres points devront être réexaminés en application de cette Résolution 2494.

Alger refuse encore l’enregistrement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf –une violation de ses obligations internationales. Ces réfugiés n’ont en effet aucun statut, alors qu’ils ont droit à une protection prévue par les instruments internationaux. Une situation condamnable, dans une «zone grise» en territoire algérien: détournement des aides internationales relevé par l’UE et des ONG, perpétuation des violations graves et systématiques des droits de l’Homme et du droit international humanitaire international, sanctuaire de réseaux de criminalité et de groupes terroristes se déployant dans l’espace sahélo-saharien et même ailleurs, … A noter que le Maroc, lors de la 45ème session du Conseil des droits de l’Homme, tenu à Genève, le 15 septembre 2020, a réfuté, preuves à l’appui, les contrevérités colportées par des groupes séparatistes.

La question du Sahara marocain va figurer à l’ordre du jour du Conseil de sécurité durant le mois d’octobre. Il est prévu à cet égard que le Secrétaire général de l’ONU fasse un rapport, de même que le chef de la Minurso. Une délibération sera menée. Il restera à désigner un nouvel Envoyé personnel. Le Conseil de sécurité est fortement préoccupé et mobilisé par des questions d’une autre importance (Iran, Libye, relations USA/Chine, pandémie,…).

Aux yeux de la communauté internationale, la question du Sahara marocain est très marginale, d’intensité quasi nulle par rapport aux menaces, défis et risques actuels. Le mandat de la Minurso devrait être de nouveau reconduit pour un an. Et une nouvelle Résolution validera celle de l’année dernière...


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