Plainte du ministère de l'éducation nationale contre Redouane Ben Abdeslam

Le prédicateur salafiste dans de sales draps

Sale temps pour le cheikh salafiste Redouane Ben Abdeslam. Il fait l’objet d’une plainte du ministère de l’Éducation nationale, déposée le 11 novembre 2021, qui lui reproche d’avoir porté atteinte à la réputation de l’école publique.

Pour comprendre la démarche du département de Chakib Benmoussa, il faut remonter au début novembre. Interrogé sur son compte Instagram sur la décision d’un père d’inscrire ses enfants à l’école coranique en lieu et place de l’école publique, le prédicateur tétouanais a servi une réponse choquante. «Oui, il en a le droit. Et en plus, je suis d’accord avec lui à 100%. Avant, l’école était un lieu d’éducation et d’enseignement.

Mais aujourd’hui, cet endroit est devenu la source même de la débauche et de l’ignorance. Il suffit de se pointer devant une école ou un lycée pour constater qu’ils sont devenus des maisons closes». Pis, il pousse le bouchon plus loin. «La majorité des filles sortent dénudées, les garçons ont des comportements de clochards», renchérit-il.

Ses propos lui ont valu une salve de critiques virulentes d’internautes marocains suite au partage d’une photo le 8 novembre 2021 sur sa page Facebook qui compte plus d’un million d’abonnés. «L’école marocaine, et particulièrement l’école publique, a donné des professeurs, des médecins, des savants et des ingénieurs. Mais, selon votre logique, tout le monde doit avoir recours aux recettes traditionnelles médicamenteuses et ne pas se rendre à l’hôpital!», s’insurge l’un d’entre eux. «Daech a encore des fidèles non armés parmi nous», assène un autre.

L’homme aux 1,5 million de followers sur ce réseau social et plus d’un million d’abonnés sur Facebook a réussi à y construire une certaine notoriété à travers des publications controversées. Son mode opératoire: instrumentaliser la religion pour déverser sa haine contre les institutions du pays. La justice va-t-elle sévir pour mettre fin à ses pratiques sujettes à de vives polémiques? Wait and see...