Le plaidoyer du roi Mohammed VI pour une industrie africaine de l'investissement

“Une véritable industrie africaine de l’investissement”. Voilà ce pour quoi a, dans son message adressé aux participants à la Conférence de lancement du Forum africain des investisseurs souverains (ASIF) qui se tenait ce lundi 20 juin 2022 dans la ville de Rabat, plaidé le roi Mohammed VI, qui a estimé que “les fonds souverains et stratégiques d’investissement sont de puissants révélateurs d’opportunités et constituent des aiguillons pour une meilleure allocation des capitaux vers les secteurs créateurs de valeur économique et à fort impact social”.

Ainsi, il a regretté le fait que l’accès au capital reste dominé en Afrique par les agences et banques de développement et que ceci n’est aucunement de nature à permettre au continent de s’affirmer par lui-même, comme c’est là l’ambition de la plupart des dirigeants africains -dont le Souverain lui-même, dont on ne cessera de rappeler son discours donné fin février 2014 dans la ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il avait insisté sur le fait que “l'Afrique doit faire confiance à l'Afrique”.

Pour le chef de l’État, l’industrie africaine de l’investissement à mettre en place permettra “de garantir une mobilisation massive et pérenne de capitaux et d’assurer une intégration effective aux marchés financiers”. Il a, à ce titre, donné le propre exemple du Maroc, en faisant vraisemblablement allusion au Fonds Mohammed-VI pour l’investissement stratégique mis en place au cours de la pandémie de Covid-19 et qui actuellement injecte des millions de dirhams dans le privé tout en priorisant les chantiers de développement majeurs du Royaume; approche que le roi Mohammed VI a qualifiée de “partenariale et de développement durable”.

Et l’ambition pour le Maroc n’est pas moins, selon lui, que d’effectuer les mêmes investissements à l’échelle du continent entier, ce que d’ailleurs la holding royale Al-Mada fait elle-même avec notamment la mise en place, fin mars 2022, du plus grand fonds de capital-risque de démarrage d’Afrique. “L’Afrique est un choix de cœur et de raison. C’est un choix clair et volontariste, matérialisé par notre engagement à travers de nombreuses initiatives qui dynamisent et promeuvent la coopération et le développement économique interafricain.

Un choix de faire aujourd’hui de l’investissement un moteur de développement économique et social et d’intégration régionale et continentale en Afrique,” a, à cet égard, souligné le Souverain.