Plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort

«Le droit de vivre. une initiative citoyenne»

Pour que cesse définitivement ce double effroi de l’attente et de l’incertitude que le condamné doit ressentir dans le couloir de la mort.

C’est à l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, organisée depuis 2003, le 10 octobre de chaque année, que le beau-livre «Le droit de vivre. Une initiative citoyenne pour l’abolition de la peine de mort», publié à l’initiative de la Fondation Ajial, sera présenté au public à la Maison Denise Masson, à Marrakech. D’un autre côté, une exposition regroupant les oeuvres de treize plasticiens marocains et intitulée: «Le droit de vivre» sera inaugurée le samedi 9 octobre 2021 au Musée d’art et de culture de Marrakech (MACMA) et sera ouverte au public jusqu’au mois de février 2022.

Outre les reproductions des oeuvres présentées dans l’exposition, ce beau-livre qu’est «Le droit de vivre», reproduit des textes originaux de pas moins de trentesept écrivains et intellectuels marocains défendant l’abolition de cette peine inhumaine.

Cet ouvrage sera présenté le samedi 9 octobre lors d’une table-ronde où prendront la parole des personnalités et les principales associations abolitionnistes nationales et internationales, suivie d’une conférence du philosophe Ali Benmakhlouf. D’autres activités sont prévues dans les mois qui suivent. Cette exposition et ce livre sont le résultat d’une initiative citoyenne lancée par Driss El Yazami, Younès Ajarraï et Mahi Binebine, qui, convaincus que la peine de mort est inhumaine, injuste et inefficace, ont voulu renforcer la dynamique abolitionniste dans notre pays en sollicitant intellectuels et plasticiens, faisant ainsi le pari de la culture comme moyen d’élargir la mobilisation pour l’abolition. Cette initiative citoyenne intervient dans un environnement national marqué par plusieurs paradoxes.

Dynamique abolitionniste
Dans sa préface du livre, Driss El Yazami n’a pas manqué de rappeler qu’avec tous les créateurs qui ont bien voulu répondre à l’appel, les contributeurs à ce livre souhaitent élargir l’alliance pour l’abolition et contribuer à ce débat auquel S.M. le Roi avait appelé dans son message adressé aux participant.e.s du Forum mondial des droits de l’Homme de Marrakech: «Nous nous félicitons du débat, autour de la peine de mort, mené à l’initiative de la société civile et de nombreux parlementaires et juristes.

Il permettra la maturation et l’approfondissement de cette problématique». Pour Driss El Yazami, les contributions rassemblées dans ce beau livre font le tour de ce débat et présentent tous les arguments qui plaident pour l’abolition. Mais il y en a un auquel, dit-il, «je suis particulièrement sensible: ce double effroi de l’attente et de l’incertitude que le condamné doit ressentir dans le couloir de la mort».