Le PJD remportera-t-il un troisième mandat ?

Des voix persistantes dans les milieux politiques nationaux sont favorables à ne pas reconduire le PJD à un troisième mandat à la tête du prochain gouvernement. Une position que partagent de plus en plus les Marocains qui souhaitent tout simplement un changement au niveau de la classe politique actuelle. Pour beaucoup, reconduire le PJD serait considéré comme un statu quo et provoquerait nécessairement une situation sclérosée, voire un recul, au niveau des acquis démocratiques. D’où l’appel lancé par de nombreux partis d’opposition qui veulent une alternance au niveau du pouvoir.

Le secrétaire général du PJD, Saâd Eddine El Othmani, ne voit pas d’un bon oeil cette analyse. Pour lui, le PJD a participé aux grands chantiers et a permis au pays d’avancer sur les plans économique et social. Ses deux mandats passés à la tête du gouvernement, le leader des islamistes les considère comme des années de progrès et de développement pour le Royaume. Pour les prochaines élections, le PJD compte ainsi continuer sur la même voie avec un programme électoral qui comprend des «objectifs chiffrés mais réalistes».

«Notre programme contient une panoplie de propositions ainsi que des projets de réforme sur les plans social et économique avec à l’appui des objectifs chiffrés mais réalistes», explique-t-il, rappelant que le parti de la lampe a participé ces dernières années à la gestion de la chose publique tant au niveau national que local, apportant également sa contribution aux réformes lancées dans le pays. Il cite, à titre d’exemple, la réforme conduite par le gouvernement dans le domaine de l’éducation et de la formation, l’activation des Centres Régionaux d’Investissement ou encore la simplification des procédures administratives.

Et d’ajouter qu’il existe encore d’autres projets lancés et qu’il est donc normal de poursuivre les réformes, relevant que des chantiers ayant déjà fait l’objet d’une organisation juridique ou encore un examen sur le plan législatif, doivent être menés à bon port comme c’est le cas de l’enseignement préscolaire.

Par ailleurs, M. El Othmani a estimé que les élections du 8 septembre représentent une étape importante dans la vie démocratique nationale, en cela que leur organisation se déroulera d’une manière libre et sans fraude, conformément aux dispositions de la Constitution, ajoutant que leur organisation est en soi un challenge réussi pour notre pays et non pas seulement pour les partis politiques.