Le PJD refuse la participation de l'Union socialiste des forces populaires à son gouvernement



Le Parti de la justice et du développement (PJD) est catégorique. S'il parvient à former son gouvernement, comme le roi Mohammed VI en avait chargé son secrétaire général Abdel-Ilah Benkiran après sa première place aux élections législatives d'octobre 2016, ce sera uniquement dans le cadre de la coalition qu'il dirige depuis 2011 avec le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Mouvement populaire (MP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

« Le chef du gouvernement désigné est le seul et le dernier habilité à former le gouvernement et à déterminer les partis qui devraient former la majorité gouvernementale », indique le secrétariat général du parti dans un communiqué publié le jeudi 2 mars 2017 à l’issue de sa réunion hebdomadaire.

Référence à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), à la participation de laquelle le RNI et le MP (en sus de l'Union constitutionnelle (UC), qui forme depuis octobre 2016 un seul et même groupe au parlement avec le RNI) conditionnent leur entrée dans le gouvernement en constitution.

En janvier 2017, les deux alliés sortants du PJD s'étaient à cet égard fendus d'un communiqué conjoint, cosigné par l'USFP et l'UC, où ils maintenaient leur attachement à l'USFP, auquel M. Benkiran avait rétorqué en stoppant net les consultations avec eux. Celles-ci devaient toutefois reprendre début février 2017. «  Il n'y a rien de nouveau dans le processus de formation du gouvernement », révèle cependant le secrétariat général du PJD.

Le 11 février 2017, devant le conseil national de son parti, qui tient lieu de parlement de la formation, M. Benkiran avait appelé l'USFP à renoncer à participer au gouvernement. « Tu as obtenu 20 sièges et tu as enlevé la présidence de la chambre des représentants, cela doit te suffire », avait-il déclaré, en référence à l'élection en janvier 2017 de Habib El Malki au perchoir de la chambre basse du parlement. Ce dernier est membre de l'USFP et le représente à la chambre des représentants depuis 1993 en plus d'avoir été ministre en son nom au département l'Agriculture (1998-2000) et à l'Education nationale (2002-2007).