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Le PJD, le parti à abattre

L’ISTIQLAL ACCUSE LES ISLAMISTES D’AVOIR AGGRAVÉ LA CRISE


Nizar Baraka

Lors de sa dernière réunion qui s’est tenue à distance fin décembre 2020, le conseil national du parti de l’Istiqlal accable fortement le gouvernement de Saâd Eddine El Othmani. Outre sa mauvaise gestion de la crise sanitaire, l’Istiqlal accuse l’exécutif d’avoir adopté des choix libéraux excessifs qui ont appauvri les Marocains.

Le PJD est désormais critiqué de toutes parts. Incarnée en grande partie par le parti de l’Istiqlal, l’opposition, qui a vu ses rangs se renforcer avec l’adhésion du PPS, ne rate plus aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur le PJD tenu pour responsable dans la mauvaise gestion de la crise actuelle que traverse notre pays.

Une triple crise, sanitaire, économique et sociale qui a mis notre pays à genoux. Dans sa dernière réunion, tenue en décembre 2020, sous la présidence du secrétaire général du parti, Nizar Baraka, le conseil national de la plus vieille formation politique du pays s’est attaqué au gouvernement de Saad Eddine El Otmani accusé d’empirer la crise actuelle en adoptant des choix libéraux excessifs qui ont participé l’effondrement de l’économie nationale.

Principaux griefs
Si la crise du Covid-19 a précipité cet effondrement, il n’en demeure pas moins que le PJD a adopté de très mauvais choix qui ont accentué la pauvreté dans le pays et mis d’importantes classes de la société marocaine dans la difficulté économique. L’absence d’une vision politique claire est notamment derrière cette action gouvernementale hasardeuse qui n’a produit que des problèmes pour les Marocains.

Leur gestion de la crise sanitaire est par ailleurs très critiquée par le parti de Allal El Fassi. Faiblesse des aides sociales, soutien inexistant aux entreprises qui souffrent, mauvaise gestion de la stratégie sanitaire anti-Covid, promesses non tenues notamment en matière de vaccination et de prise en charge médicale des malades, absence de communication et de transparence envers les Marocains, aggravation des indicateurs économiques et sociaux, sont les principaux griefs recensés par l’Istiqlal qui caractérisent, entre autres, la gestion gouvernementale de la crise sanitaire.

Le conseil national de l’Istiqlal condamne également la protection continue du gouvernement de la rente et des privilèges, la normalisation avec la corruption et le gaspillage continu et systématique de l’argent public. Accusé d’avoir enrichi les riches et appauvri les pauvres, le cabinet d’El Otmani est appelé à cesser d’humilier la classe moyenne par l’instauration de taxes supplémentaires pour alimenter la solidarité nationale contre le Covid-19.

Pour cela, l’Istiqlal propose de faire contribuer les riches en instaurant l’impôt sur la fortune, seul moyen pour engraisser les finances publiques qui semblent asséchées par la crise économique.

Si toutes ces critiques avec lesquelles l’Istiqlal tire sur le PJD paraissent fondées aux yeux de l’opinion publique nationale, elles pourraient néanmoins constituer l’ossature du programme politique du parti de Allal El Fassi pour les prochaines élections législatives prévues en septembre 2021.