Pfizer demande l'autorisation de son vaccin pour les 5-11 ans en Europe

Vaccination anti-covid

D’après Pfizer, les premiers résultats des essais cliniques ont démontré que le vaccin est “sûr” et “bien toléré” par les enfants.

Pfizer passe à la vitesse supérieure. Le groupe américain a transmis, le 15 octobre, une demande d’autorisation à l’Agence européenne du médicament (EMA) pour que son vaccin «comirnaty» destiné aux enfants âgés entre 5 et 11 ans soit commercialisé sur le marché européen.

Pour convaincre l’EMA, les deux partenaires Pfizer et BioNTech ont intégré, dans ce dossier, les résultats des essais cliniques qu’ils ont débutés depuis mars sur 2.268 enfants de cette tranche d’âge qui en ont reçu deux doses. D’après les deux laboratoires pharmaceutiques, les premiers résultats ont démontré que le vaccin est «sûr» et «bien toléré» par les enfants.

Mieux, le dosage adapté leur confère «une immunité robuste» comparable à celle observée chez les personnes âgées entre 16 et 25 ans ayant reçu un vaccin plus fortement dosé. Pas de panique sur les effets secondaires, qui sont, selon eux, sont «généralement comparables à ceux observés chez les 16- 25 ans».

Evaluation scientifique
Du côté de l’EMA, on ne souhaite pas brûler les étapes. Dans un communiqué publié le 18 octobre, l’agence annonce qu’elle allait lancer une évaluation dudit vaccin avant de rendre sa décision «dans les mois à venir, à moins que des informations supplémentaires ne soient nécessaires». Une posture scientifique qui est tout à fait compréhensible, si l’on sait qu’elle n’a, pour le moment, autorisé aucun vaccin pour cette tranche d’âge. «Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA examinera les données sur le vaccin, y compris les résultats de l’étude clinique en cours (…) afin de décider s’il convient de recommander une extension de son utilisation », précise l’agence.

Outre l’Europe, Pfizer et son partenaire allemand ont également demandé une homologation du vaccin aux Etats-Unis, via la Food and drugs administration, et au Canada. «Santé Canada n’autorisera l’utilisation du vaccin Comirnaty que si l’examen scientifique indépendant et approfondi de l’ensemble des données soumises confirme que les avantages du vaccin l’emportent sur les risques auprès de ce groupe», précise le ministère fédéral dans un communiqué publié le 18 octobre.

Au Maroc, ce sujet n’est pas encore à l’ordre du jour. Du moins, pour le moment. Le moins que l’on puisse dire, c’est que plus de la moitié des élèves âgés de 12 à 17 ans (55%) avaient avait reçu le vaccin Pfizer, après l’approbation de leurs parents, à la date du 11 octobre 2021, contre 45% pour Sinopharm sur un total de plus de 33 millions de vaccinés.