Perspectives économiques 2023-2024 : Quand la croissance se fragilise


Au Maroc, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 2,5 % en 2023 contre 1,1 % en 2022.

Selon les dernières Perspectives économiques mondiales publiées par la Banque mondiale, la croissance a nettement ralenti et le risque de tensions financières dans les économies de marché émergentes et en développement s’intensifie dans un contexte de taux d’intérêt élevés. Aussi, la croissance mondiale devrait marquer le pas en 2023, pour tomber à 2,1%, contre 3,1% en 2022. En excluant la Chine, les économies émergentes et en développement devraient voir leur croissance ralentir à 2,9 % cette année, contre 4,1 % l’année dernière. Ces anticipations font état d’une révision à la baisse généralisée.

Or, malgré ce contexte mondial très défavorable, la région Moyen-orient et Afrique du Nord (MENA) tire son épingle du jeu. Ainsi, « la région MENA a entamé l’année 2023 sur une dynamique de croissance solide, mais qui marque le pas ». Aussi, concernant plus particulièrement le Maroc, « la sécheresse persistante et l’inflation élevée fragilisent la croissance, le chômage ayant dépassé son pic pandémique en mars 2023 ».


Turbulences mondiales
Coté Perspectives économiques, la croissance dans la région MENA devrait ralentir à 2,2 % en 2023, avec des révisions à la baisse par rapport aux projections de janvier, tant pour les pays exportateurs qu’importateurs de pétrole, dont fait partie le Maroc. Le niveau de production devrait toutefois rebondir en 2024 pour atteindre 3,3 %, dans la mesure où l’inflation et les turbulences mondiales s’atténueront et que la production de pétrole augmentera.

Revenant sur le cas des économies importatrices de pétrole, elles continuent d’être en butte à des difficultés internes et leur croissance devrait donc ralentir pour atteindre 3,4 % en 2023, soit une baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport à janvier. Néanmoins, au Maroc « la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 2,5 % en 2023 contre 1,1 % l’année précédente, grâce à la résilience du tourisme et de l’industrie automobile.

En revanche, des conditions météorologiques défavorables retarderont la normalisation de la production agricole après plusieurs années consécutives de sécheresse ». Avec le risque que les perspectives restent essentiellement orientées à la baisse. L’impact des différents risques étant nettement plus défavorable aux importateurs de pétrole qu’aux pays exportateurs. Aussi, les économies importatrices de pétrole restent vulnérables aux changements significatifs des humeurs du marché, compte tenu de leur niveau d’endettement public plus élevé et de leurs réserves de change plus limitées.

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