Les anciens patrons de la CDG et de la CGI ont vu leur peine réduite à six mois de prison ferme

AFFAIRE MADINAT BADIS, À AL HOCEIMA

L’affaire du programme Madinat Badis, à Al Hoceima, dans laquelle sont impliqués les anciens patrons de la CDG et de la CGI, respectivement, Anas Alami et Ali Ghannam, refait surface. La cour d’appel de Fès a en effet rendu son verdict dans l’affaire, vendredi 11 mars dernier.

Ainsi, Anas Alami et Ali Ghannam ont vu leur peine réduite à six mois de prison ferme. Le premier jugement prononcé en première instance, il y a plus de deux ans, en février 2020, était d’un an de prison ferme chacun.

Poursuivis en état de liberté, pour détournement et dilapidation de deniers publics, faux et usage de faux, escroquerie et complicité, les deux principaux accusés ont été aussi condamnés à 5.000 dirhams d’amende chacun. Quant aux 25 autres mis en cause, la cour d’appel les a acquittés.

Début 2020, la première chambre des crimes financiers relavant de la Cour d’appel de Fès a condamné les deux anciens responsables de la CGI, filiale immobilière de la CDG, à un an de prison au terme d’un procès qui a duré cinq ans. Une affaire qui a défrayé la chronique au Maroc et même au-delà.

Mais pour beaucoup et principalement ceux qui connaissent bien les deux hommes, Anas Alami et Ali Ghannam ne sont que des boucs émissaires dans cette affaire. Jouissant de l’estime au sein des milieux des affaires, les deux anciens responsables ont toujours fait montre de droiture et d’intégrité dans leurs fonctions respectives.