Pour le PLF 2024, la CGEM demande une réforme fiscale globale

Le patronat rêve grand


La commission fiscalité et douane de la CGEM s’est penchée sur les dispositions du nouveau projet de loi des finances 2024. Et à travers ses propositions, il semble clair que son objectif premier est de mettre en place un système fiscal équitable pour les entreprises.

A l’occasion de la présentation de la loi des finances 2024, le patronat entre en ligne pour apporter sa vision et ses propositions pour enrichir le projet de loi. C’est dans ce cadre que la Commission fiscalité et douane de la Confédération générale des entreprises du Maroc a examiné, vendredi 3 novembre 2023, les nouvelles dispositions du nouveau projet de loi des finances, relatives notamment à la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à l’Impôt sur les sociétés (IS), à l’Impôt sur le revenu (IR) et à la lutte contre l’informel. Animant une conférence de presse, le président de la commission Hakim Marrakchi et son vice-président, Abdelmajid Faiz, ont souligné les efforts déployés pour la réforme de la TVA, qui devrait s’étaler sur la période 2024-2026, et qui consiste en la réduction des taux ou leur alignement progressif.


Impact direct
Pour M. Marrakchi, les principes fondamentaux recherchés à travers cette réforme sont la neutralité de la TVA et la généralisation du droit à déduction et du droit au remboursement. Et d’ajouter que d’autres ajustements ont été revendiqués par la CGEM, notamment au niveau de l’IR qui a un impact direct sur l’entreprise et le coût du travail, alors que les entreprises ont besoin de renforcer leur capital humain. “Nous attendons aussi des dispositions en matière douanière de façon à mettre en oeuvre les premiers éléments inclus dans le rapport sur le Nouveau modèle de développement qui parle de choc de compétitivité”, a-t-il notamment confié à Maroc Hebdo, présent lors de l’événement. Pour ce qui est de la lutte contre l’informel, qui constitue un fléau majeur pour le développement socio-économique du pays, M. Marrakchi a salué les actions entreprises par le gouvernement dans le PLF-2024.

Il a assuré, à ce titre, que la CGEM, en tant qu’organisation responsable, continuera à jouer un rôle de facilitateur dans la démarche d’élargissement de l’assiette fiscale et dans la sensibilisation de la communauté des affaires. Par ailleurs, M. Marrakchi a évoqué le contexte économique marqué par l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, deux facteurs qui ont pour effet de ralentir la croissance économique et de fragiliser les entreprises et qui nécessitent des mesures appropriées pour protéger à la fois le tissu entrepreneurial, le consommateur et les travailleurs. Il a par ailleurs rappelé l’une des avancées majeures et audacieuses de la loi de finance 2023, notamment la réforme globale des taux de l’IS, avec l’instauration progressive sur quatre ans d’un IS commun de 20% pour la quasi-totalité des entreprises marocaines. La balle est toutefois maintenant dans le camp du parlement.

Articles similaires