LE PATRONAT EN MAL DE VISIBILITÉ

PROPOSITIONS DE LA CGEM POUR LE PLF 2021

Les patrons ne ratent pas ce rendez-vous annuel pour exiger de la prochaine loi de finances d’être en mesure de créer l’environnement propice à rendre leurs entreprises plus compétitives.

Chakib Alj et Mehdi Tazi, en compagnie des présidents des commissions de la CGEM, ont présenté officiellement à la presse le lundi 28 septembre, les propositions du patronat pour la loi de finances 2021 Le moins qu’on puisse dire, c’est que la préparation de ces propositions n’a pas été chose facile. Pour cause de manque de visibilité. Le contexte actuel lié à la pandémie du Covid-19, tire, en effet tous les indicateurs vers le bas, en partant aussi bien d’un déficit budgétaire difficile à combler que d’un repli de la croissance qui risque de durer. Panne d’investissements et perte d’emplois en plus. L’incertitude de l’évolution de la pandémie du Covid-19, rendant les choses davantage plus compliquées.

Stimuler la demande
«Nous sommes conscients que nos propositions constitueront un défi pour le budget de l’Etat mais elles sont nécessaires pour que les entreprises se relèvent de cette crise. Autrement, nous risquons de les voir disparaître ainsi que les recettes fiscales qui vont avec. Nous ne le dirons jamais assez, cette crise porte et portera beaucoup de préjudices à nos entreprises et à la pérennité de l’emploi comme c’est le cas partout ailleurs», souligne avec force Chakib Alj.

Tout ceci n’empêche pas le parton des patrons de décliner les cinq priorités qui constituent la vision de la CGEM pour la prochaine loi de finances. A commencer par le maintien de la survie des entreprises encore en activité. «La résilience de notre économie tient à la survie de ces acteurs que nous devons soutenir plus que jamais à travers des mesures audacieuses leur accordant un carnet de commandes stables et des aides ou incitations leur permettant de renforcer leurs capacités productives actuelles», avance Chakib Alj.

La deuxième priorité concerne l’accélération de la capitalisation des entreprises et l’allégement des conditions pour les opérations de structuration et d’apports en capital pour faire émerger une nouvelle génération d’entreprises solides et compétitives. Quant à la troisième priorité, elle concerne le recouvrement des créances dues par l’Etat avec notamment la réforme de la TVA, et constitue un impératif majeur et urgent.

Le tout en maintenant les emplois, en encourageant les recrutements et en stimulant la demande. Sans oublier de renforcer la confiance avec l’Administration à travers une simplification des relations actuelles et une révision des procédures de contrôles, dans le but de permettre à l’entreprise de se concentrer sur sa mission première de création d’emploi et de valeur.


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