Pas de lion de l'Atlas à Khénifra, fin de la partie?


Cela faisait plusieurs semaines qu’au niveau de la commune de Sebt Ait Rahhou, dans la province de Khénifra, on parlait de la présence d’un lion de l’Atlas dans la région, témoignages oculaires à l’appui. Une fille qui avait été attaquée, heureusement sans être tuée, a même été citée comme une de ses victimes. Après enquête, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a démenti toute présence de lions de l’Atlas dans la région de Khénifra.

Dans un communiqué publié ce mardi 9 janvier 2023, l’institution dirigée par Abderrahim Houmy a indiqué que l’espèce dont tout le monde parlait appartenait plus probablement à la famille des canidés, en évoquant l’hypothèse d’un loup doré d’Afrique du Nord, voire d’un simple chien. Aux côtés des autorités locales et de la Gendarmerie royale, les équipes de l’ANEF avaient ainsi participé à une mission de prospection approfondie sur le terrain, avec par ailleurs appui de drones, qui a effectivement permis de retrouver des empreintes dans les zones naturelles limitrophes, mais ce n’est donc pas celles d’un félin de grande taille.

“Compte tenu des éléments tangibles sur le terrain, l’hypothèse des attaques de lion est à écarter”, a assuré l’ANEF, qui en a, en outre, également profité pour démentir les rumeurs d’attaque à Oulmès, dans la province limitrophe de Khémisset, à l’encontre d’une agnelle: celle-ci a, à cet égard, fait l’objet d’une autopsie, et les traces de morsure qui ont été retrouvées sont elles aussi plutôt attribuables à un canidé. Le dernier lion sauvage aperçu dans l’Atlas marocain reste donc celui qui avait été abattu en 1942 à Taddert, au niveau du col de Tichka. Le jardin zoologique de Rabat en détient cependant encore une quarantaine qui descendent tous des spécimens que détenait dans son parc privé le roi Mohammed V

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