Lancement des travaux du parc industriel Aïn Cheggag

Un pôle industriel régional est né

Le PIAC se veut une réponse aux attentes des investisseurs et des opérateurs économiques locaux en mettant à leur disposition des infrastructures d’accueil de qualité.

Les travaux du parc industriel Aïn Cheggag (PIAC) ont été lancés le mercredi 14 octobre 2020, en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre du commerce et de l’industrie. Principale activité: l’industrie du cuir. Encore une nouvelle zone industrielle qui vient renforcer l’écosystème industriel régional. Ecosystème, bien qu’ouvert aux investisseurs directs étrangers, n’en constitue pas moins un jalon de plus dans la mise en place, au niveau du territoire national, d’une stratégie d’industrialisation par substitution d’importations.

Situé dans la commune de Aïn Cheggag, dans la province de Sefrou, ce projet, dont le cout global prévisionnel de réalisation est estimé à plus de 300 millions de dirhams, sera réalisé sur une superficie de 81 hectares, dont 50 ha dédiés aux activités du cuir (tannerie, chaussures, maroquinerie) et 31 ha réservés à d’autres activités industrielles. «Ce projet va contribuer à créer un pôle industriel régional et constituera un noyau d’activités dans la commune Aïn Cheggag, générant ainsi 7.600 emplois directs», a déclaré, à cette occasion, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie et du commerce.

Modalités de financement
Le PIAC est une zone industrielle dont le but n’est autre que de vouloir «répondre aux attentes des investisseurs et des opérateurs économiques locaux en mettant à leur disposition des infrastructures d’accueil pour leurs projets aux standards internationaux, intégrant des services à forte valeur ajoutée (formation, logistique, station d’épuration dédiée au traitement des effluents et des nuisances écologiques) ».

Une convention portant sur la mise en oeuvre du parc a été signée à l’occasion par le ministre de l’industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, le président du Conseil régional, le wali de Fès, le gouverneur de la province de Sefrou, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la région (CCIS de Fès-Meknès), le président de la commune de Aïn Cheggag, le président de la Fédération marocaine des industries du cuir et le directeur d’Al Omrane qui a assuré la maîtrise d’ouvrage du PIAC.

Cette convention fixe les modalités liées au financement, à l’aménagement, la promotion, la gouvernance et la gestion du projet dont le coût global prévisionnel de réalisation est estimé à 303 MDH. Ce montant est subventionné à hauteur de 145,26 millions de dirhams, répartis entre le ministère de l’industrie (100 millions de dirhams), le ministère chargé de l’environnement (20 millions de dirhams) et le Conseil régional de Fès-Meknès (25,26 millions de dirhams).

La gestion du parc sera assurée par la CCIS de Fès-Meknès, tandis que sa gouvernance sera confiée à un comité central présidé par le ministère de l’Industrie, un comité régional présidé par la Wilaya de Fès Meknès, ainsi qu’à une commission d’attribution et de suivi de la valorisation du projet, présidée par la délégation provinciale du commerce et de l’industrie de Fès. Le ministère de l’industrie s’engage, également, à céder ses droits sur le terrain réservé à la partie cuir, et ce en vue de son acquisition par Al Omrane.

Le prix de cession moyen des lots du parc industriel arrêté est de 250 dh/m² pour la zone dédiée à l’industrie du cuir et de 350 dh/m² pour l’autre partie du parc. Le ministère assurera, par ailleurs, une évaluation, selon les normes du Fonds de développement industriel et de l’investissement (FDII) et de Maroc PME, pour qualifier l’éligibilité des opérateurs économiques et des projets postulant afin de bénéficier de lots industriels et de services y afférents dans le projet.


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