La pandémie a provoqué une paralysie de l’infrastructure hôtelière

TIMIDE REPRISE DE L’ACTIVITÉ TOURISTIQUE

Après une longue fermeture et une réduction drastique du personnel, les hôtels se retrouvent sans moyens pour accueillir la nouvelle saison estivale. Une situation qui risque de faire beaucoup de clients insatisfaits.

Tout le monde en convient: le tourisme est l’un des secteurs les plus sinistrés par la pandémie. Et ce n’est pas demain que les choses vont s’arranger. Si les dernières mesures visant à lever certaines restrictions sanitaires, dont la mise en place d’un pass vaccinal, qui autorise une libre circulation entre les villes, et la récente annonce de la réouverture partielle des frontières aériennes vont permettre aux touristes étrangers de venir au Maroc, il n’en demeure pas moins que la saison estivale est considérée comme morte par les opérateurs touristiques.

Car pour une saison estivale normale, les réservations se faisaient deux ou trois mois à l’avance. Or, en raison de la pandémie et la fermeture des frontières, les réservations étaient suspendues. Mais toujours est-il que cette réouverture partielle des frontières va permettre de dynamiser, ne serait-ce que légèrement, l’activité touristique. Mais quid de l’infrastructure hôtelière? Est-elle capable de satisfaire la clientèle marocaine et étrangère? Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que, pendant toute la période de la pandémie, les hôtels, du moins, la plupart d’entre eux, étaient fermés. Beaucoup de ces unités ont réduit leur personnel, d’autres ont dû procéder à des coupes importantes dans leurs budgets de fonctionnement et d’investissement.

Problème tarifaire
A l’annonce de la reprise des vols, nombre d’hôtels ont certes rouvert leurs portes mais avec des prestations hôtelières minimales et une qualité de service qui laisse visiblement à désirer. Buffets suspendus ou réduits, prestations de SPA inaccessibles et une baisse brutale de la qualité de la nourriture sont désormais les principaux griefs dénoncés par les clients.

Mais l’aspect le plus critiqué demeure le problème tarifaire. Pour compenser les pertes financières occasionnées par la pandémie, de nombreux d’hôtels ont dû procéder à des hausses tarifaires selon les classements et les prestations proposées. Une hausse que le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, Lahcen Zelmat, a tenu à démentir. Selon lui, «les prix des hôtels ont stagné et n’ont pas bougé depuis la période d’avant la pandémie».

Seulement, sur les réseaux sociaux, plusieurs voix s’élèvent pour pousser les hôtels à proposer des tarifs accessibles. Et ce pour être en conformité avec le pouvoir d’achat de beaucoup de familles marocaines dont les revenus ont connu une chute importante. Quant aux opérateurs touristiques, ils semblent compter sur les fruits de la dernière campagne institutionnelle et promotionnelle lancée au Maroc et à l’étranger par l’ONMT.

Une campagne à coups de milliards dont l’objectif est de dynamiser le tourisme du Royaume, mais dont la réalisation se heurte à la décision des autorités de ne pas procéder à une réouverture complète des frontières.

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