LA PANDÉMIE QUI N’EN FINIT PAS

HIER C’ÉTAIT LE VARIANT DELTA, AUJOURD’HUI LE VARIANT OMICRON. ET DEMAIN QUEL AUTRE VARIANT VA ENCORE NOUS SURPRENDRE?

Ne cessant de muter, le Covid-19 nous surprend de plus en plus. Il nous inquiète aussi de plus. Car on pensait qu’on avait fini avec cette épidémie. Elle reste toujours là. Hier c’était le variant Delta, aujourd’hui le variant baptisé Omicron. Et demain quel autre variant va nous sortir. Personne ne le sait puisque ce nouveau variant parait difficilement contrôlable. La liste des pays où Omicron est détecté ne cesse de s’allonger, notamment en Europe, après de premiers cas repérés en Afrique australe courant novembre, poussant de nombreux États à suspendre les voyages vers cette région et instaurer des restrictions préventives.

Certes, le Maroc qui connait une amélioration ces dernières semaines de la situation sanitaire en ne recensant que 53 nouveaux cas d’infection au Covid-19- ce qui porte à 948.976 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020- n’est pas à l’abri de ce nouveau variant. Et bien que le nombre de primo-vaccinés a atteint 24.391.898 personnes, et celui des personnes ayant reçu 2 doses s’élève à 22.554.834, le nombre des personnes ayant reçu 3 doses d’un vaccin anti-Covid-19, n’a encore atteint que 1.611.023. Soit peu pour booster les défenses immunitaires de notre population. Histoire d’éviter une autre vague supplémentaire.

Aussi confrontée à la menace de ce nouveau variant hautement transmissible, la communauté internationale, dont le Royaume fait partie, exige une action urgente, comme l’ont prévenu les ministres de la santé des pays du G7, lors de la dernière réunion d’urgence convoquée par Londres.

En effet, les pays du G7 «ont reconnu la pertinence stratégique d’assurer l’accès aux vaccins» en «préparant» les pays à recevoir des doses, en fournissant une «assistance opérationnelle, en donnant suite à nos engagements en matière de dons, en luttant contre la désinformation sur les vaccins, ainsi qu’en soutenant la recherche et le développement». Les pays du G7 s’engagent en outre «à continuer de travailler en étroite collaboration avec l’OMS et les partenaires internationaux pour partager l’information et surveiller Omicron». «Les ministres se sont engagés à se réunir à nouveau en décembre», concluent-ils. Le nouveau variant Omicron du coronavirus présente «un risque très élevé» au niveau mondial, n’a pas manqué de prévenir à son tour l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Nous devrions oeuvrer pour que cette crise sanitaire serve d’opportunité pour consolider le multilatéralisme et le doter de plus de solidarité», a plaidé Nasser Bourita, notre ministre des affaires étrangères qui intervenait par visioconférence devant la 45ème réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 77 et la Chine, tenue à New York.

Cette solidarité passe avant tout par garantir l’accès universel et équitable aux vaccins, a-t-il indiqué, lors de ce conclave sur «La reprise durable à l’ère de la Covid-19 et son impact sur le développement», notant qu’à l’heure actuelle, moins de six pour cent de la population africaine est entièrement vaccinée. On est très loin de l’immunité collective tant espérée