Palestine: La petitesse d'Alger

Dès lors qu’il s’agit du Maroc, tous les coups semblent décidément bons pour le régime algérien, y compris quand il en va d’une cause aussi sacrée que celle de la Palestine. Alors que les pays arabes devaient adopter, au niveau de l’Organisation des Nations unies (ONU), un communiqué unique ce samedi 16 avril 2022 pour condamner les violences commises à Al-Qods par les forces israéliennes contre les populations musulmanes de la ville sainte, la diplomatie de la voisine de l’Est n’a, ainsi, rien trouvé de mieux que d’y opposer son véto pour le simple fait que le texte reconnaissait le rôle important du Comité Al-Qods, présidé par le roi Mohammed VI.

Comble du ridicule, le représentant permanent de l’Algérie, Nadir Lamraoui, a voulu inclure une mention d’un soutien de son président, Abdelmadjid Tebboune, à la cause palestinienne, alors même que ce dernier se contente depuis son investiture en décembre 2019 de déclarations qui ne sont suivies d’aucun effet, comme lorsqu’il avait promis 100 millions de dollars, début décembre 2021, au président palestinien Mahmoud Abbas lorsqu’il l’avait reçu. Ce que son homologue marocain et homme de l’année 2021 de Maroc Hebdo, Omar Hilale, s’est d’ailleurs chargé de lui rappeler, en soulignant que 86% du budget de l’agence de Bayt Mal Al-Qods est assuré par le Maroc, sans que l’Algérie y mette le moindre centime. Le représentant permanent du Royaume a aussi rappelé que l’Algérie n’a de toute façon aucune contribution à Al-Qods, contrairement au roi Mohammed VI et au roi Abdallah II de Jordanie, qui, pour sa part, a la tutelle sur les sites saints islamiques et chrétiens de la ville.

Finalement, le communiqué n’a pas été adopté, ce qui n’a pas manqué, selon les informations en provenance du siège de l’ONU dans la ville de New York, aux États-Unis, de soulever l’indignation des représentants permanents des pays arabes. En revanche, les pays de l’Organisation de coopération islamique (OCI) ont adopté un communiqué qui, lui, a bien mis en exergue le rôle du roi Mohammed VI à la tête du Comité Al-Qods.