Face au Maroc solidaire, une Algérie cynique

Raids Israéliens contre les Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie

Le drame des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie a été un outil de propagande pour certains pays comme l’Algérie, qui avancent que le Maroc se sentirait gêné à défendre Al-Qods Al Sharif et la cause palestinienne. Dans les faits, face au soutien concret du Royaume aux Palestiniens, le régime algérien a envoyé 160 tonnes d’aides humanitaires… aux mercenaires du Polisario.

Depuis début mai 2021, en Cisjordanie comme dans la bande de Gaza, déjà soumise à un blocus étouffant depuis près de quinze ans, les Palestiniens sont une nouvelle fois sous le feu des bombardements de l’aviation israélienne. Les scènes qui circulent dans les médias et les réseaux sociaux sont déchirantes. Parmi les nombreuses victimes déplorées côté palestinien, figurent de nombreux enfants.

À l’origine de cette énième agression, une nouvelle provocation des autorités israéliennes qui ont pris d’assaut la mosquée d’Al Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam, et entrepris d’expulser des contingents supplémentaires de Palestiniens de leurs habitations pour poursuivre leur politique de colonisation. Un cessez le feu devait être signé, jeudi 20 mai dans la nuit, par les deux parties, à l’initiative de l’Egypte.

Le Maroc a dénoncé ces actes criminels dès le 9 mai 2021. Il a qualifié d’«acte inadmissible et susceptible d’attiser les tensions» les violations commises par Israël dans la ville d’Al-Qods et en particulier dans le quartier de Cheikh Jarrah, où sept familles installées depuis plusieurs siècles ont été sommées de céder leur place à des colons. Position réaffirmée au cours de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères le 14 mai 2021, traduite par l’envoi, sur instructions du roi Mohammed VI, d’une aide humanitaire, au moment où les attaques des autorités israéliennes se poursuivaient dans la bande de Gaza, en réponse aux missiles du Hamas. Ce jourlà, le Souverain a ordonné l’envoi de 40 tonnes d’aides médicales et alimentaires aux habitants d’Al-Qods et de Gaza.

Le même communiqué du ministère des Affaires étrangères a rappelé le soutien continu du Maroc et de ses représentants, et en premier lieu de son chef d’État, «à la cause palestinienne juste et sa solidarité permanente avec le peuple palestinien frère». Dans la même lignée, le Roi Mohammed VI a donné ses instructions au ministère des Affaires étrangères pour rappeler à Israël les positions constantes du Maroc à l’égard de la cause palestinienne.

Dans ces communiqués, le Maroc a insisté sur la position constante du Royaume dans son soutien aux droits légitimes des Palestiniens et sur ses intentions à continuer à défendre le statut particulier d’Al- Qods Al Sharif et à militer pour la préservation de son caractère sacré et islamique ainsi que pour trouver une solution politique au conflit israélo-palestinien sur la base des résolutions de l’ONU.

Manipulation et propagande
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cet adage s’applique bien à trois pays qui se sont efforcés de jeter de l’huile sur le feu en s’attaquant au Maroc pour avoir conclu un accord tripartite en décembre 2020 visant, entre autres, la reprise des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu.

Le drame des Palestiniens à Gaza et en Le drame des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie a été un outil de manipulation idéologique et de propagande pour certains pays comme l’Algérie, la Turquie et l’Iran, qui s’acharnent depuis quelques jours contre le Maroc. Ils ont martelé que le Royaume se sentirait gêné à défendre Al-Qods Al Sharif et la cause palestinienne après la signature de l’accord signé avec l’Etat hébreu.

Même le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, n’a pas hésité à user du même argumentaire pour critiquer, dimanche 16 mai 2021, la normalisation par certains pays arabes de leurs relations avec Israël lors d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a qualifié de barbares les attaques meurtrières de l’Etat hébreu contre les Palestiniens. Mais qu’est-ce que ces pays ont-ils fait pour la cause palestinienne? Ont-ils envoyé leurs armées pour défendre les Palestiniens? Ont-ils au moins envoyé des aides au peuple palestinien? Non, rien de cela.

En Algérie, les rafales médiatiques au service du pouvoir algérien en direction du Maroc n’ont pas tari. Les médias à la botte de la junte militaire ont omis de rappeler que l’Algérie prouve, à sa manière, son soutien à la Palestine, en envoyant 160 tonnes d’aides humanitaires aux mercenaires du Polisario, au lieu de les envoyer aux populations de Palestine qui, elles, doivent se contenter de posts et de tweets de solidarité.

En dehors des aides envoyées aux Palestiniens, le Royaume a fait savoir, dans des communiqués du palais royal adressés respectivement à la direction palestinienne et au Premier ministre israélien, que la signature de l’accord tripartite Maroc- USA-Israël est susceptible d’être réexaminé si les autres parties ne respectent pas leurs engagements. Le Maroc a dénoncé les violences perpétrées dans les territoires palestiniens occupés, et dont la poursuite ne mène qu’à creuser le fossé, renforcer les rancoeurs et éloigner d’autant les chances de paix dans la région.

Le Royaume a toujours démontré par les actes son soutien à la ville d’Al-Qods et à ses habitants depuis les accords de Camp David et d’Oslo, la création du comité Al- Qods et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods. Une position historique et constante de l’Etat marocain dans la défense de la cause palestinienne et qui n’a pas changé d’un iota après la conclusion de l’accord tripartie Maroc-USA-Israël.

Et le fait de tolérer pour une fois, depuis l’instauration des restrictions sanitaires, la marche du 16 mai 2021, de plusieurs milliers de Marocains pour dénoncer la politique de nettoyage ethnique menée par le gouvernement israélien contre la population palestinienne ne peut que corroborer cette position inébranlable du Royaume vis-à-vis de l’autorité et du peuple palestiniens.