OXFAM au Maroc lance le projet "Baraka: Chabab contre les violences"

La violence, une discrimination de plus à l’encontre des femmes

Les femmes ont plus que jamais droit à une vie sans discrimination et sans violences. Ce qui nécessite plus de prévention et plus de protection juridique.

Oxfam au Maroc vient d’annoncer le mardi 22 juin 2021, le lancement du projet «Baraka: Chabab contre les violences», une initiative visant à soutenir les efforts de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

Le projet cofinancé par l’Union européenne appuiera les organisations de la société civile et les différents acteurs publics au niveau de la région Marrakech-Safi pour un changement des politiques publiques en faveur des femmes et des filles, fait savoir une communiqué d’Oxfam Maroc et ses partenaires, à savoir l’Association Gorara pour les cultures et l’art et l’antenne régionale de la Fédération de la ligue des droits des femmes à Marrakech-Safi.

Changement des politiques
«A travers l’art et la culture, le projet sensibilisera la population en mobilisant des jeunes, femmes et hommes, des communautés de la région Marrakech-Safi sur des thématiques liées à l’égalité des genres et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles», précise la même source. Le démarrage du projet sera marqué par un bootcamp qui se tiendra du 25 au 27 juin courant dans la ville ocre. Il réunira une vingtaine d’étudiants dans un espace d’innovation et de collaboration avec pour objectif la création et le développement d’un contenu audiovisuel faisant la promotion des normes sociales alternatives rejetant les violences.

Le projet d’Oxfam vient s’ajouter à toute une série d’initiatives prises par d’autres associations comme l’Association Jossour Forum des femmes marocaines, l’Association médicale de réhabilitation des victimes de la torture ou l’Association américaine des avocats et juges. L’objectif de ces initiatives associatives n’était autre que celui d’attirer l’attention sur les différentes formes de violences faites aux femmes, à commencer par la violence psychologique qui se situe à un niveau élevé, suivie par la violence économique et la violence physique.

Il s’agit souvent d’actes de violence physique, dont des cas d’homicide ou de tentative d’homicide à l’égard des femmes. Sans oublier les violences sexuelles. Certaines animatrices de ces associations ne manquent aucune occasion pour mettre l’accent sur la violence psychologique, dont sont victimes de nombreuses femmes, par leur entourage familial ou professionnel, surtout lorsqu’elles réussissent à se démarquer.

Quant à Amina Bouayach, la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), elle ne cessa d’attirer l’attention sur le fait que la violence s’avère être une entrave au développement. Pour la présidente du CNDH, «Une femme sur trois subit la violence physique et sexuelle dans sa vie et plus d’un quart de siècle après la Déclaration de Beijing sur la violence à l’égard des femmes, ce fléau est toujours très représentatif.

La violence est devenue, à travers les siècles, un fléau et un phénomène de discrimination et de mauvaises relations entre hommes et femmes. Grâce au militantisme des femmes, de grands progrès ont été réalisés et des lois et des stratégies nationales ont été mises en place, mais il reste encore beaucoup à faire»