Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal condamnés à 15 et 12 ans de prison ferme

Procès du financement occulte de la campagne présidentielle de Abdelaziz Bouteflika

Les anciens premiers ministres algériens Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika, ont été condamnés, jeudi 28 janvier 2021, par la cour d’appel d’Alger à des peines lourdes respectivement de 15 et 12 ans de prison ferme.

Les deux anciens hauts responsables algériens étaient poursuivis pour deux affaires de montage automobile et de financement occulte de la campagne électorale pour un 5ème mandat présidentiel de Abdelaziz Bouteflika. Ces jugements confirment les peines de prononcées lors du premier procès en décembre 2019 à l’encontre de ces deux responsables algériens.

Étaient également poursuivis pour leur implication dans ces deux affaires les anciens ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, condamnés, eux, à des peines de 3 et 2 ans de prison ferme respectivement. Ont été aussi condamnés à 4 ans de prison ferme l’ancien président du Forum des chefs d’entreprises, Ali Haddad, et les hommes d’affaires Hassane Larbaoui et Ahmed Maazouz, tandis que l’homme d’affaires Mohamed Bairi a écopé de 3 ans de prison ferme.

Le scandale automobile a entraîné une perte pour le Trésor public estimée à plus de 975 millions d’euros, selon des chiffres officiels. Plusieurs personnalités et anciens responsables politiques, de puissants patrons et hauts fonctionnaires sont jugés dans le cadre de ces procès.

Ils sont poursuivis, notamment, pour le financement occulte de la dernière campagne électorale de Bouteflika, début 2019, et pour favoritisme dans l’industrie automobile via des partenariats entre marques étrangères et grands groupes algériens, souvent propriétés d’hommes d’affaires liés à l’entourage de l’ex-président.