De plus en plus de voix appellent à l’ouverture totale des frontières

IMPACT SOCIO-ÉCONOMIQUE

L’ouverture partielle des frontières marocaines a été bien accueillie. Toutefois, plusieurs professionnels, notamment touristiques, appellent le gouvernement à ouvrir totalement les frontières, avant que les drames sociaux ne s’aggravent davantage.

Le Maroc ouvre partiellement ses frontières à partir du 15 juillet 2020. Un soupir de soulagement pour plusieurs personnes bloquées soit au Maroc ou à l’étranger, notamment les étudiants marocains à l’étranger. «Il y a actuellement près de 80.000 étudiants marocains bloqués à l’étranger et cette décision va leur permettre d’enfin entrer au pays et rejoindre leurs familles, qui pendant des mois s’inquiétaient sur leur sort», nous déclare Youssef Gharbi, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE à la Chambre des représentants. Cette ouverture partielle des frontières augure d’une imminente ouverture totale des frontières. Même si la date de cette ouverture n’est pas encore connue, des bruits de couloir laissent entendre qu’elle le sera fin-juillet, début août.

Manque de communication
Ce qui est en tout cas sûr, c’est que plusieurs voix appellent aujourd’hui à l’ouverture des frontières, notamment les opérateurs touristiques. «Ça ne sert à rien de laisser les frontières fermées. Monsieur le ministre de la Santé a déclaré récemment que la propagation du virus Covid-19 est désormais sous contrôle. Ouvrons les frontières et laissons les hôteliers travailler, il y va de la pérennité d’un secteur vital pour l’économie du pays», déclare à Maroc Hebdo Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). En effet, s’il y a un secteur qui pâtit le plus de cette fermeture, c’est bien celui du tourisme.

«Les compagnies aériennes et les TO veulent vendre la destination Maroc. Mais face à cette non visibilité quant à une date d’ouverture des frontières, ils sont obligés de voir ailleurs. Nous perdons énormément de marchés à cause de ce manque de communication et des milliers de licenciements sont en cours, en plus des faillites qui se multiplient», s’alarme, pour sa part, Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT). Ce dernier appelle le gouvernement à décréter qu’il faut désormais cohabiter et apprendre à vivre avec le virus, tout en renforçant les mesures de précaution et de sécurité, et imposer des tests PCR de 24 ou 48h au moins. Même avis pour Youssef Gharbi, qui déplore le manque à gagner économique et les crises socio-économiques générées à cause de la fermeture des frontières. «Oui, il faut ouvrir les frontières, certes, mais avec prudence car la santé et la sécurité des Marocains doit être la priorité », souligne Gharbi.


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