L’ONU veut alléger la dette des pays en développement


C’est la course contre la montre pour le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. En visite en Inde, depuis jeudi 20 octobre 2022, il a sollicité le soutien de ce grand pays d’Asie pour mobiliser les pays du G20 afin d’aider les pays en développement fortement endettés.

L'Inde succède à l'Indonésie à la présidence du G20 pour un an à compter du 1er décembre 2022. Les voisins de l'Inde, le Sri Lanka, le Pakistan et le Bangladesh, ont sollicité ces derniers mois des prêts auprès du Fonds monétaire international, alors que la flambée des prix du pétrole complique leurs efforts pour se remettre des répercussions économiques de la pandémie de Covid-19. «Je compte sur le soutien de l'Inde pour mobiliser les pays du G20 autour de l'allégement de la dette», a indiqué M. Guterres.


De nombreux pays en développement sont surendettés ou proches du surendettement et nécessitent une action multilatérale, y compris l'expansion de l'initiative de suspension du service de la dette du G20. Créée en mai 2020 pendant la pandémie, l'initiative a permis à près de 50 pays de suspendre 13 milliards de dollars de paiements en capital et intérêts de dettes jusqu'à la fin de l'année 2021.

M. Guterres a, par ailleurs, considéré que le changement climatique constituait déjà une grave menace pour l'économie, l'agriculture et le secteur alimentaire indiens, ainsi que pour la santé, la vie et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes. «Des vagues de chaleur record, des sécheresses et des inondations dans certaines parties de l'Inde causent déjà des ravages», a-t-il fait observer, mettant en garde contre des situations similaires à l'avenir en l'absence d'une action climatique mondiale beaucoup plus importante.

A.A

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