L'ONDA RÉALISE UNE ÉMISSION OBLIGATAIRE DE 1,5 MMDH PAR PLACEMENT PRIVÉ

L'ONDA EN MAL D'ENDETTEMENT

La crise du Coronavirus, qui est venue à bout de l’activité aérienne de par le monde, n’a pas manqué d’impacter lourdement le fonctionnement de l’Office National des Aéroports (ONDA). L’ONDA, qui connaît une activité quasiment à l’arrêt, doit poursuivre ne serait-ce que la maintenance, et de façon permanente, de l’ensemble de la logistique, de la flotte et des équipements annexes.

Un fardeau et un surcoût qui s’ajoutent ainsi aux retombées déjà catastrophiques sur son activité. Les pistes d’atterrissage et de décollage nécessitent, notamment, des inspections quotidiennes. Ne serait-ce que pour permettre les vols de fret qui continuent à animer l’espace aérien. Résultat: depuis le déclenchement de la crise sanitaire, qui donné lieu à la suspension des vols internationaux, durant les deux derniers trimestres de l’année, l’ONDA n’en continue pas moins de subir une forte baisse d’activité, et ce après avoir réalisé des performances positives en 2019 sur les plans commercial et financier.

Ainsi, la reprise des vols internationaux, viable sur les plans opérationnel et sanitaire, nécessite la mobilisation de moyens financiers conséquents. Mobilisation qui passe, désormais, par le recours à l’emprunt extérieur. Pour ce faire, l’Office, que dirige Zouhair Mohamed El Aoufir, a annoncé, mercredi 10 juin 2020, avoir procédé à la réalisation d’une émission obligataire par placement privé pour un montant global de 1,5 milliard de dirhams (MMDH), auprès d’investisseurs qualifiés. L’opération est structurée autour de deux tranches, indique l’ONDA dans un communiqué financier, faisant savoir qu’il s’agit d’une tranche A de 1,350 MMDH, remboursable par amortissement linéaire sur 10 ans et à taux fixe et d’une tranche B de 150 millions de dirhams (MDH), remboursable par amortissement linéaire sur 15 ans et à taux fixe.

La présente émission permettra à l’Office d’atteindre les objectifs de financement partiel de ses projets de développement inscrits dans son programme d’investissement 2019-2023 et de remboursement d’une partie de l’emprunt obligataire arrivant à échéance en décembre 2020, relève la même source.