Sahara Marocain: Omar Hilale met l'algérie face à ses responsabilités

“L’Algérie est une véritable partie responsable de la création et du maintien du différend régional artificiel autour de la question du Sahara marocain”. C’est avec son franc-parler habituel que Omar Hilale a appelé, lundi 11 octobre à Belgrade, Alger à assumer sa responsabilité dans le conflit sahraoui.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies demande ainsi au pouvoir algérien d’abandonner les options obsolètes et enterrées, et de s’engager pleinement dans le processus des tables rondes dans un esprit de réalisme et de compromis, et d’assumer sa pleine responsabilité historique.

Cette riposte du haut diplomate marocain intervient en réaction aux propos provocateurs du Premier ministre algérien lors de la cérémonie commémorative de haut-niveau du 60e anniversaire du Mouvement des pays non-alignés. M. Hilale a d’ailleurs rappelé encore une fois que «l’initiative d’autonomie dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc demeure la seule et l’unique solution à ce différend».

Après avoir relevé que la prévention des conflits et le règlement pacifique des différends restent la pierre angulaire du Mouvement des non-alignés pour faire face aux défis de la paix et de la sécurité internationales, il a fait observer que «le Royaume, sur la base de ce principe, a de tout temps oeuvré pour un règlement pacifique du différend régional artificiel autour du Sahara marocain, sous les auspices exclusives des Nations Unies et dans le plein respect de son intégrité territoriale et dans le cadre de sa souveraineté nationale».

Le responsable marocain a également soulevé la situation des détenus dans les camps de Tindouf, en appelant la communauté internationale à agir pour obliger le pays hôte, l’Algérie, à permettre au Haut-Commissariat aux Réfugiés de procéder au recensement et à l’enregistrement de la population des camps, et à mettre fin au détournement systématique de l’aide humanitaire à destination de cette population séquestrée depuis plus de 45 années, et qui subit quotidiennement les pires violations de ses droits fondamentaux.