Officiel syrien: “Nous reconnaissons la “RASD””


Réadmise, suite à un intense lobbying mené par l’Arabie saoudite, dans le “giron arabe”, la Syrie n’a également pas tardé à retrouver ses vieilles habitudes à l’égard du Maroc. S’exprimant sur le réseau social “Twitter” au sujet du licenciement du journaliste marocain Abdessamad Nacir de la chaîne qatarie “Al-Jazeera”, le porte-parole du soi-disant “Comité de réconciliation nationale” syrien, mis en place en novembre 2018 par le président Bachar el-Assad, en a profité pour s’attaquer au Royaume et à son intégrité territoriale. Répondant au nom d’Omar Rahmon, le concerné a indiqué que Damas reconnaissait la pseudo “République arabe sahraouie démocratique”, au nom de laquelle le mouvement séparatiste du Front Polisario revendique la région du Sahara marocain, et que “ce n’est pas discutable”.


 


Membre fondateur, aux côtés de l’Algérie, du “front du refus”, qui comprenait les pays arabes affidés à l’Union soviétique (avec également la Libye et l’ex-Yémen du Sud), la Syrie avait, dès avril 1980, noué des relations avec la “RASD”. Elle les avait par la suite gelées suite à la visite effectuée par le premier ministre de l’époque, Abderrahmane Youssoufi, dans le pays, mais elle semble donc en passe de faire machine arrière.

Depuis le début, en mars 2011, de la guerre civile, les relations entre le Maroc et la Syrie battent, de toute façon, de l’aile en raison de l’appui de la partie marocaine à l’opposition syrienne. En revanche, aucune opposition n’a été manifestée par Rabat au retour récent de la Syrie dans la Ligue arabe, acté le 7 mai 2023 au Caire par les chefs des diplomaties arabes, bien que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, ait insisté que ce pas ne devait pas constituer “un objectif en soi”.

“Si nous nous attachons au principe de préservation de la souveraineté de la Syrie, de son intégrité territoriale, de la cohésion de sa société et de la non-ingérence dans ses affaires intérieures, comme l'une des constantes de notre travail, alors l'engagement commun est une vertu et un devoir, qui se traduisent par des mesures concrètes afin de prouver la capacité à répondre à d'autres problèmes urgents, pour les Syriens eux-mêmes et pour les pays arabes et autres, tels que le retour en toute sécurité des réfugiés, la facilitation de l'acheminement de l'aide humanitaire et médicale, le lancement du processus de la réconciliation nationale et la lutte contre le terrorisme sous toutes formes,” avait-il déclaré.

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