OBJECTIF: UN MILLIARD D’EUROS

SORTIE INTERNATIONALE DU MAROC

C’est le 28 septembre 2020 que le Royaume devrait être fixé sur la sortie internationale qu’il vient de lancer ce 23 septembre, avec Barclays, BNP Paribas, JPMorgan Chase et Natixis pour lui venir en aide.

Et c’est donc parti pour la nouvelle sortie internationale du Maroc. Dans le pipe depuis plusieurs mois et annoncée pour “les prochains jours” par le wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, à l’occasion de la conférence de presse qu’il vient de tenir ce 22 septembre 2020 au siège de la banque centrale à Rabat, elle vient officiellement de débuter ce 23 septembre. Objectif: lever un milliard d’euros, soit encore plus que la somme que le Royaume était parvenu à recueillir auprès des marchés fin novembre 2019 et qui avait été d’un milliard de dollars -sachant que la monnaie américaine s’échange à un prix plus bas en comparaison avec celle de l’Europe.

Pour ce faire, les autorités marocaines ont de nouveau mandaté, selon des indiscrétions de l’agence de presse américaine Bloomberg, Barclays, BNP Paribas, JPMorgan Chase et Natixis, soit le même quatuor de banques d’affaires auxquelles elles avaient eu recours au cours de la précédente sortie. Elles comptent, à en croire la même source, rembourser sur deux échéances distinctes, l’une de 5 ans et l’autre de 10 ans. C’est probablement le 28 septembre que l’on saura si cette nouvelle sortie du Maroc aura été couronnée de succès. Ceci dit, la confiance semble être de mise, et ce en dépit de la dégradation qu’avait connue la note souveraine marocaine fin avril de la part de l’agence Fitch Ratings.

Ligne de précaution
Le 4 août déjà, le ministre de l’Économie, Mohamed Benchaâboun, révélait que le “dossier” de la sortie “est prêt” et qu’il était seulement question que “les conditions soient réunies”. Avec le milliard d’euros, le Maroc vise à limiter son déficit budgétaire, dont le seuil a été établi à -7% dans le projet de loi des finances rectificative (PLFR) tel qu’il a été validé le 20 juillet par le parlement. Il faut dire que le Royaume fait l’objet de pressions de la part notamment du Fonds monétaire international (FMI), auprès duquel il est débiteur depuis le 7 avril du montant de 2,97 milliards de dollars, tiré sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) qu’il avait souscrite seize mois plus tôt auprès de l’institution de Bretton Woods et dont le but est de réduire les tensions sur ses réserves de changes qui, avec la Covid-19, se sont réduites comme une peau de chagrin.

Ceci étant, le niveau d’endettement, déjà fort inquiétant avant la pandémie, est en train d’atteindre des dimensions vertigineuses. Ce sont ainsi, au cours des cinq derniers mois, quelque 10 milliards de dirhams qui sont venus s’ajouter aux dettes du pays, dont ultimement les 100 millions d’euros contractés auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) le 31 août. Et donc maintenant, probablement, le milliard d’euros de la sortie de ce 23 septembre.


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