Régionalisation avancée, désenclavement numérique des territoires, "Smart Cities"...

L'expérience marocaine plébiscitée au Sommet Africités

Un bilan positif. La présence de la délégation marocaine a permis d’assurer le rayonnement du Maroc sur le plan africain au travers des expertises et expériences dans le domaine de la planification urbaine, des villes nouvelles et intelligentes.

La 9ème édition du Sommet Africités, tenue à la ville de Kisumu, au Kenya, du 17 au 21 mai 2022, a été un bon cru pour la délégation marocaine. Celle-ci a exposé des retours d’expériences sur la décentralisation et la régionalisation avancée, l’amélioration de la gouvernance des affaires publiques locales en Afrique, le désenclavement numérique comme un levier de développement territorial et outil d’administration ou encore des «Smart Cities» et de l’innovation, avec des exemples aboutis tels que Benguérir au Maroc.

Plusieurs sessions, ateliers et rencontres ont été organisés portant sur «Les Villes intermédiaires: moteurs de développement territorial inclusif et résilient», «La Performance des Communes», «La Transformation Digitale des Collectivités Territoriales» et «Le Fonds Africain d’Appui à la Coopération Décentralisée Internationale des Collectivités Territoriales (FACDI)». La participation marocaine a été, aussi, marquée par la promotion de la ville de Rabat, récemment désignée Capitale Africaine de la Culture. Le Sommet était une occasion propice pour l’Association marocaine des Présidents des Conseils communaux (AMPCC) de signer un protocole d’intention, le 18 mai, avec les Communes et villes unies du Cameroun (CVUC).

Développement du continent
Paraphé par le Président de l’AMPCC, Mounir Lymouri, et son homologue camerounais, Augustin Tamba, le protocole, qui s’étale sur une durée de 10 ans, a pour objectif le renforcement du niveau infranational de l’action responsable en faveur d’un développement durable, résilient, à faible émission de carbone et inclusif des territoires, des populations et des acteurs concernés, tant à l’échelle domestique que panafricaine. Il vise, entre autres, à promouvoir les échanges partenariaux entre les organisations faîtières d’élus et leurs membres, de manière collégiale ou bilatérale, sur des volets thématiques et institutionnels. Pour rappel, Africités est l’événement panafricain phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA).

Le Maroc y a participé avec une importante délégation composée du Secrétaire général du Département de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Abdellatif Ennahli, de Mbarka Bouaida, président de l’Association des régions du Maroc, de Mounir Lymouri, président de l’Association marocaine des Présidents des Conseils communaux, de Khalid Safir, le Wali directeur général des collectivités territoriales au ministère de l’Intérieur, des Présidents des collectivités territoriales et des élus, des représentants de la Direction Générale des Collectivités Territoriales DGCT/ ministère de l’Intérieur, d’experts et d’autres acteurs en relation avec le thème du Sommet “Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en oeuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine”.

Somme toute, le bilan était positif. Une présence qui a permis d’assurer le rayonnement du Maroc sur le plan africain au travers des expertises et expériences dans le domaine de la planification urbaine. Quoiqu’en interne, la gouvernance locale montre des disparités tous azimuts entre grandes villes et petites villes et entre centres urbains et ruraux.

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