Nouvelles allégations fallacieuses contre le Royaume orchestrées par Alger et Pretoria

Alger suffoque. Malgré ses menaces et ses représailles, l’establishment algérien n’arrive pas à accepter le tournant historique qu’a constitué le positionnement de l’Espagne dans le dossier du Sahara marocain. Mais cela ne l’empêche pas de récidiver. A l’ONU, sa délégation s’est attaquée au Maroc lors d’un débat public organisé par le Conseil de sécurité, le 13 avril 2022, sous le thème «Femmes, paix et sécurité», à l’initiative de la présidence britannique, pour s’acharner contre le Maroc. Cette fois-ci, avec la complicité de l’Afrique du Sud, son allié toujours prêt à s’investir contre l’intégrité territoriale du Royaume. Le pire, c’est qu’ils ont proféré des allégations infondées en étalant de présumées «violations perpétrées par [le Maroc] contre les défenseures des droits de l'homme au Sahara occidental». Les deux délégations ont prétendu que les autorités marocaines «utilisent la violence sexuelle comme moyen d'intimidation des femmes sahraouies», citant particulièrement les cas de Sultana Khaya et Aminatou Haidar.

La riposte marocaine est venue par le truchement du représentant permanent adjoint du Royaume aux Nations unies, Omar Kadiri. Dans sa réponse, il a accusé l’Algérie d’être «un violeur en série» des droits de l’Homme et du droit humanitaire international. «C’est en Algérie que de jeunes hommes et femmes du Hirak sont violés et sexuellement agressés dans les commissariats de police algériens», a-t-il soutenu.

Le diplomate a dénoncé l’instrumentalisation d’un débat au Conseil de sécurité sur les femmes pour aborder le dossier du Sahara. Il a souligné, à cet égard, que les «violations sexuelles» supposées dans les provinces du Sud «n’ont jamais été soulevées dans aucun des rapports ni du secrétaire général de l’ONU, ni de sa représentante spéciale, sur les questions femmes, paix et sécurité». En revanche, il a attiré l’attention des membres de l’instance exécutive de l’ONU qu’«en mars et mai 2020, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) a publié deux communiqués sur le Hirak et la détérioration de la situation des droits de l’Homme en Algérie».

Dans les deux textes, le HCDH avait réitéré «sa préoccupation au sujet de la situation en Algérie, où les droits à la liberté d’opinion et d’expression, de réunion pacifique et de participation à la vie publique continuent d’être attaqués, par l’utilisation de la force inutile et disproportionnée contre des manifestants pacifiques, ainsi que par les arrestations continues».

S’il y a un enseignement à tirer des agitations du régime algérien, à l’ONU comme ailleurs, c’est qu’il se sait de plus en plus isolé. Ses histoires fallacieuses, personne n’y croit plus.