La nouvelle variante du coronavirus arrivée au Maroc: La double angoisse

Le cauchemar du confinement vécu depuis mars 2020 réapparait. L’inquiétude gagne aussi bien les citoyens marocains que les autorités suite à la détection du premier cas porteur de la nouvelle variante anglaise du coronavirus. C’est inquiétant tant que l’efficacité du vaccin contre ce virus mutant n’a pas été prouvée.

L’inquiétude des Marocains monte d’un cran. Non seulement à cause du vaccin qui tarde à arriver. Mais aussi et surtout après que le pays ait détecté lundi 18 janvier 2021 le premier cas confirmé de la nouvelle variante du coronavirus au Port Tanger-Med chez un Marocain arrivé d’Irlande à bord d’un bateau en provenance de Marseille.

Du coup, le cauchemar du confinement vécu depuis mars 2020 réapparait. L’inquiétude gagne aussi les autorités, qui ont suspendu le jour même les vols en provenance d’Australie, du Brésil, d’Irlande et de Nouvelle-Zélande, en sus des destinations du Danemark, du Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud, en suspension depuis quelques semaines déjà.

Appelée D614G, la nouvelle variante du virus corona apparu à Wuhan, en Chine, en décembre 2019 a été découverte en premier lieu en Grande-Bretagne. Le pire, c’est qu’elle n’est pas seule. Après l’anglais, des variants sud-africain et brésilien ont été identifiés. Au final, ce sont trois variants qui font l’objet d’une surveillance accrue dans le monde depuis leur apparition. Le variant anglais est présent dans 38 pays, des États-Unis à l’Australie.

Le sud-africain n’est pas issu de la même lignée que celui anglais. Ses premiers cas ont été enregistrés en octobre 2020, à Nelson Mandela Bay. Il a été ensuite identifié dans 13 pays, dont la France et l’Allemagne. Puis, le troisième variant a été décelé le 15 décembre 2020 à l’aéroport de Haneda, au Japon, à la suite d’un dépistage sur des voyageurs en provenance du Brésil.

Le variant anglais a incité la France à fermer ses frontières avec la Grande-Bretagne. Connu pour se propager à une vitesse rapide, plus de 70% de plus comparativement à sa variante initiale, ce virus mutant n’est ni plus mortel, ni plus grave, ni plus virulent, d’après les dernières études. Des informations qui peuvent évoluer d’un jour à l’autre. Doit-on donc s’inquiéter pour autant?

Propagation rapide
Là où l’inquiétude est justifiée, c’est par rapport à l’efficacité du vaccin contre cette mutation du virus. Les anticorps issus de la vaccination seront-ils capables de reconnaître sa protéine modifiée? Pour l’heure, il n’y a aucune donnée pour répondre à cette question quoique Pfizer-BioNTech est en train de tester l’efficacité de son vaccin sur le nouveau variant. Mais qu’en est-il d’AstraZeneca et de Sinopharm? A ce jour, aucune communication sur ce sujet.

Ce qui augmente le degré d’angoisse des citoyens à un moment où la campagne de vaccination peine à commencer et que le vaccin, que ce soit celui chinois de Sinopharm ou britanno-suédois d’AstraZeneca, n’est pas encore livré.


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