Nouvelle prouesse de la police marocaine

Arrestation d'un baron français de la drogue à Tanger

En cavale depuis mars 2021, Sofiane Hambli a été arrêté par la police marocaine, après avoir été admis dans une clinique privée de Tanger suite à une agression à l’arme blanche.

Gros coup de filet de la police judiciaire de Tanger. Elle a mis la main sur le trafiquant de drogue franco- algérien Sofiane Hambli. Recherché depuis mars 2021 par la France, ce grand baron de la poudre blanche a finalement été interpellé, le 22 octobre 2021, dans une clinique de Tanger, où il était admis après avoir été grièvement blessé lors d’une agression à l’arme blanche.

D’après la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), ce dernier a pu accéder à cette structure privée à l’aide de faux papiers d’identité allemands. «Les recherches et investigations ont, également, révélé que le mis en cause faisait l’objet d’avis de recherche national, émis à la fois par la Brigade nationale de la police judiciaire et le service préfectoral de la police judiciaire de la ville de Tétouan, dans des affaires de trafic international de drogue», indique un communiqué de la DGSN, qui précise en outre que ce suspect fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé depuis juin 2021 par les autorités judiciaires françaises pour trafic international de drogue, blanchiment d’argent et commission d’agressions physiques graves.

Trafiquant international
Cette information a été confirmée par de grands médias français qui ont largement relayé cette arrestation en citant l’Agence France presse (AFP). En réalité, ce natif de l’Alsace, région située au nord-est de la France, âgé de 46 ans est loin d’être un inconnu de la police française. Il fait même partie des trafiquants les plus recherchés de l’Hexagone pour son implication présumée dans l’importation de sept tonnes de cannabis en 2015, un grand scandale qui avait entraîné le limogeage de François Thierry, patron de la lutte antidrogue à l’époque.

Ce trafiquant fut également placé en détention provisoire avant d’être libéré sous contrôle judiciaire pour d’autres importations de quatre tonnes de cannabis pour lesquelles il aurait perçu 2,5 millions d’euros.

Placé sous mandat de dépôt, il avait refusé de se rendre aux autorités, préférant prendre la poudre d’escampette. Selon la DGSN, il subit actuellement les soins nécessaires dans un hôpital, dans l’attente de l’enquête judiciaire qui sera menée, sous la supervision du parquet compétent, pour faire la lumière «sur l’ensemble de ses activités criminelles, liées au trafic international de drogue et au blanchiment d’argent, et d’arrêter toutes les personnes impliquées dans son agression physique et d’en élucider les motifs».

Les autorités françaises, qui le considèrent comme un fugitif depuis le 22 mars dernier, auraient prévu de le récupérer dès qu’il sera rétabli, selon l’AFP, qui cite une source proche du dossier.