Nouveau modèle de développement: La garantie Royale

Le facteur clé qui garantira le succès de ce plan national de développment, c’est le mécanisme de suivi placé sous l’autorité du Roi.

Le nouveau modèle de développement marque un tournant décisif dans l’histoire du Maroc moderne et dans le règne du Roi Mohammed VI. Tant attendu après 18 mois de concertation avec tous les acteurs de la société civile et du ghota politique et économique, cette feuille de route, baptisée Plan national de développement, écrite noir sur blanc, a été présentée par Chakib Benmoussa et validée par le Souverain, le mardi 25 mai 2021 au palais royal de Fès.

C’était un moment solennel auquel ont assisté le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, les chefs des partis politiques, les conseillers royaux Omar Azziman et Fouad Ali El Himma, mais également le secrétaire général du Conseil supérieur des oulémas, Mohamed Yssef, le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, le Haut-Commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, ainsi que le président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun.

Leur présence n’était pas fortuite. C’est un gage d’une implication et d’un engagement pour la réussite de cette étape décisive de la modernisation du Maroc et de sa conduite vers le développement escompté.

Depuis décembre 2019, la commission Benmoussa s’est concertée avec les représentants de toutes les composantes de la société, sans exclusive, et a ainsi recueilli leurs points de vue et leurs recommandations. Ce nouveau modèle est ainsi donc le fruit d’un large processus participatif d’écoute, de débat et de réflexion autour de la rénovation du modèle de développement. Et c’est là une preuve tangible que le Roi a cherché l’adhésion de tous.

Ce plan national de développement est donc une stratégie née d’un diagnostic exhaustif de failles et de dysfonctionnements de l’ancien modèle. Il a pour objectif de «libérer les énergies et restaurer la confiance pour accélérer la marche vers le progrès et la prospérité pour tous». Reconquérir la confiance des citoyens marocains n’est pas une chose aisée. Il va falloir la mériter, surtout que les déceptions sont grandes en relation, notamment, avec les promesses d’une classe politique qui use de son capital confiance au fil des échéances électorales et d’une classe de gouvernants qui a dilapidé les richesses du pays.

C’est dire que le succès du déploiement de ce plan de développement est tributaire de la qualité de celles et ceux qui vont le mettre en exécution et veiller loyalement à l’atteinte de ses objectifs. Bref, des hommes et des femmes capables de satisfaire le voeu de tous les Marocains de voir naître un Maroc prospère où la reddition des comptes et la transparence sont les fondamentaux de toute gouvernance.

Dans la tradition démocratique, ces hommes et ces femmes doivent émerger des urnes. De ce fait, le vrai défi, c’est celui des élections législatives et communales de 2021. Et ce sont les partis politiques qui doivent relever en premier ce défi en pensant à l’avenir de tout un pays et de tous les Marocains, mais aussi à la confiance que placera en eux le chef de l’Etat.

Car le déploiement des axes stratégiques de ce Pacte national, qui scellera l’engagement des forces vives du pays et de tous les acteurs publics et privés autour d’un cap et d’un référentiel partagés par tous, est doté d’un facteur clé qui garantira son succès.

C’est le mécanisme de suivi qui sera placé sous l’autorité du Roi. C’est la garantie que la plus haute autorité du pays suivra de près l’exécution de cette stratégie nationale.