Nouveau boycott des syndicats

Abderrahmane Azzouzi (FDT), Noubir Amaoui (CDT) et Miloudi Moukharik (UMT). Abderrahmane
Azzouzi (FDT),
Noubir Amaoui (CDT)
et Miloudi
Moukharik (UMT).

Quatre centrales syndicales ont décidé de geler leur participation aux Conseils d'administration et autres instances de direction de plusieurs établissements représentatifs: la Caisse nationale de sécurité sociale, la Régie nationale d'assurance-maladie, l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, le Conseil de la négociation collective, le Conseil supérieur de la fonction publique et le Conseil de la médecine du travail pour une "durée qui sera fixée ultérieurement".


Dans un communiqué conjoint, rendu public au lendemain de leur réunion, mardi à Casablanca, l'Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Fédération démocratique du travail (FDT) ont également décidé d'organiser un sit-in des Fédérations nationales sectorielles devant le siège du Parlement, le 12 janvier prochain, tout en prenant des mesures qui seront annoncées en temps opportun.


Les quatre centrales syndicales ont, en outre, convenu d'adresser un mémorandum aux présidents et secrétaires généraux des partis politiques nationaux afin d'expliquer "la nature de l'impasse politique" et ses éventuelles répercussions négatives d'ordre social, politique et économique sur "l'avenir du pays", indique la même source.


D'autre part, les quatre syndicats "font endosser à l'actuel gouvernement l'entière responsabilité de cette tension et de ses retombées éventuelles qui ne servent pas nécessairement l'intérêt nationaux du Maroc", appelant à la mobilisation en vue de "défendre la démocratie, les droits de l'Homme et toutes les nobles valeurs", selon le communiqué.


La réunion des quatre centrales syndicales a été consacrée à l'évaluation des mesures et démarches en matière de lutte syndicale entreprises dernièrement, à l'examen du cahier revendicatif et à l'analyse de la situation sociale et des conditions de la classe ouvrière, à la lumière des idées et positions présentées par chaque partie. Dans ce sens, les syndicats ont décidé de maintenir ouverte l'option de la grève générale dans la Fonction et les secteurs publics, le secteur privé et les collectivités locales avec possibilité de passage à l'acte au moment qu'ils jugeront opportun, souligne la même source.


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