Ce que nous vivons, un livre collectif de réflexion sur le COVID-19

Le Maroc aurait pu mieux faire

A l’initiative de la maison d’édition La Croisée des chemins, tentetrois personnalités ont livré leur lecture de la situation actuelle liée à la crise sanitaire mondiale.

Après le livre à succès Ce qui nous sommes, publié au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, et qui a été couronné du Prix du livre de l’année 2015, décerné par la presse italienne à Rome, La maison d’édition La Croisée des chemins a récidivé avec un livre consacré, cette fois-ci, au coronavirus. La crise sanitaire, le chamboulement de l’ordre mondial, les relations internationales remises en question, et la crise existentielle qui y sont liés et toujours en cours, font le lit de ce travail. Ce sont trente-trois personnalités qui ont été invitées par l’éditeur à réfléchir sur l’impact de ce virus, le Covid-19, sur le monde d’aujourd’hui et de demain.

Abdelkader Retnani, directeur général et fondateur de la maison d’édition, a souligné avoir «donné libre parole à 33 personnalités pour penser, chacune selon son prisme et ses sensibilités, la vie sous le joug de cette pandémie ainsi que ses conséquences sociales, politiques, économiques, psychologiques ou culturelles, tant au niveau mondial que national.»

Intérêt général
En effet, dès les premiers signes d’alerte, le Maroc a fait preuve de réactivité et d’agilité, notamment dans la célérité avec laquelle les décisions de confinement ou de fermeture des frontières ont été prises, la mobilisation de moyens, si simples soientils par rapport à d’autres pays, ou la mise en place d’un fonds spécial décidé par le Roi Mohammed VI. Des actions saluées et applaudies par plusieurs politiques et organes de presse à l’international. Sans oublier le formidable élan de solidarité qui a été perceptible entre les Marocains, de toutes les couches sociales, montrant un trait de caractère bien souvent occulté, souligne un document de présentation de ce livre.

Pour M. Retnani, «le Maroc était sur une bonne voie dans la lutte contre le virus, mais le drame est arrivé à partir de la fin du mois de juillet: l’Aïd el-Kébir, fête du Sacrifice, où le Maroc a littéralement sacrifié ses efforts et les moyens déployés pour une fête que le Conseil supérieur des ouléma aurait pu épargner à ses compatriotes (Hassan II avait annulé cette manifestation, pour des raisons économiques et d’intérêt général, par 3 fois), l’Achoura et ses dégâts «collatéraux», la rentrée scolaire et l’improvisation pédagogique, la communication erratique du gouvernement...,» déclare- t-il à Maroc Hebdo, au téléphone.

Il ajoute qu’au moment où le livre était sous presse, et même une fois les exemplaires remis au service de la distribution à la mi-octobre 2020, «la planète vit encore au rythme du Covid-19; elle retient sa respiration, cohabite avec sa propagation, suit régulièrement ses statistiques…» Un nouveau pari de M. Retnani, qui essaie souvent de coller à l’actualité et fait vivre au Maroc la tradition de grands éditeurs internationaux. Celle de débattre, d’insuffler et de proposer des idées aux écrivains et aux intellectuels. Lesquelles peuvent faire l’objet de livres.


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