Nouhoum Sarr: “Le Maroc a toujours soutenu le Mali et nous espérons de lui un appui militaire”


Présent au Maroc pour participer au 1er Forum international des jeunes parlementaires socialistes, Nouhoum Sarr, président du Front africain pour le développement et membre du parlement de la transition au Mali, salue le rôle historique du Royaume en Afrique. 

Comment voyez-vous la situation dans votre pays? 

Le monde est en guerre un peu partout, et les grandes puissances continuent d’imposer leur hégémonie aux peuples et de soutenir le terrorisme pour servir leurs agendas. Le Mali, qui est en proie au terrorisme et au séparatisme, a eu raison de prendre son destin en main et le conduire au lieu de le subir. Et nous venons au Maroc pour rétablir la vérité et les faits, et expliquer ce qui se passe au Mali et au Sahel. Nous somme ici pour solliciter le soutien de nos frères qui épousent les mêmes valeurs humanistes que nous pour qu’on puisse ensemble tracer un nouveau chemin d’espérance. 

Le Maroc peut donc être un allié important pour vous.. 


Notre rôle c’est de résister, et le Maroc a toujours soutenu le Mali, sans jouer de double jeu avec le Mali. Et nous saluons cette honnêteté. Le Royaume a toujours été un pays avant-gardiste qui se range du côté des pays opprimés. Je me rappelle de ce que feu le roi Hassan II a fait pour l’Afrique. Et je me rappelle aussi des efforts que le roi Mohammed VI continue de fournir pour que l’Afrique s’unisse, émerge et sorte de l’oppression. Le peuple marocain est toujours resté aux côtés du peuple malien. 

Le Maroc peut-il faire plus? 

Oui. Le Maroc peut faire un peu plus d’efforts pour assister le Mali y compris militairement en permettant au Mali d’accéder aux technologies militaires dont dispose le Royaume et qui en font un puissant pays, afin qu’on puisse contenir  et neutraliser le terrorisme. Et si nous ne le faisons pas, nous aurons trahi notre devoir de laisser un pays, un espace géographique sain et libéré de toute violence et de tout terrorisme aux générations futures. Nous sommes les héritiers d’une dette dont les créanciers sont nos enfants. Tâchons d’y penser. 

 

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