Non-respect de l'état d'urgence sanitaire

Pour un contrôle plus ferme

Une chose est sûre : Tout a été mis en place pour renforcer la sécurité et la santé des Marocains. A commencer par la décision royale de création du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie puis de confinement, prise au tout début de l’épidémie, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Des décisions qui ne sont pas passées inaperçues pour les médias étrangers, qualifiant le Roi d’humain, ayant privilégié la santé de son peuple au détriment de son économie. Ainsi, dans ces conditions exceptionnelles, personne ne peut contester le travail considérable fourni par les forces de l’ordre.

Les efforts consentis sur le terrain par les policiers et les membres des forces auxiliaires, visant à assurer un strict respect des consignes de confinement, sont salutaires. Du moins, on ne voit plus de mendiants ou de vagabonds déambuler dans nos villes, au risque de répandre le virus. Mais force est de constater que ce n’est pas toujours évident. Dans les quartiers surpeuplés et les quartiers périphériques, de nombreux citoyens continuent de circuler librement, enfreignant les dispositions réglementaires de l’état d’urgence sanitaire. Une situation que les Marocains, soucieux de voir baisser les chiffres de propagation du virus, ne cessent de dénoncer. Pour y remédier, la direction générale de la sûreté nationale déploie un dispositif de renfort dans plusieurs quartiers dits difficiles ou à forte densité de population.

Selon un haut responsable à la préfecture de police de Casablanca, « Dans plusieurs quartiers à Casablanca où il y a une forte masse humaine, un nombre supplémentaire de policiers va renforcer la sécurité dans ces zones. Des forces auxiliaires viendront également en renfort ». Mais il va falloir durcir l’arsenal juridique des amendes en imposant aux contrevenants des montants plus élevés. Un système qui a porté ses fruits dans d’autres pays notamment en France où le gouvernement vient de décréter de nouvelles amendes qui s’élèvent à 1500 euros à l’encontre de toute personne quittant son domicile sans raison valable ni autorisation administration.

Beaucoup considèrent que le système répressif actuel basé sur des amendes dont le montant oscille entre 300 et 1300 dirhams, n’est pas très dissuasif. Alors que la maladie se propage rapidement et que certaines personnes se montrent indifférentes face au danger de mort qui nous guette actes, les autorités policières sont appelées à frapper fort. Quitte à se faire aider par les militaires, s’il le faut.


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