Intervention de Nizar Baraka au Forum international sur la perspective locale du «Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire»

La gestion intégrée de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture permettra d’assurer l’efficacité et de réaliser le développement durable, a souligné, lundi 27 juin 2022, à Tanger, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka.

S’exprimant à l’ouverture du Forum international sur la perspective locale du «Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire», le ministre a assuré que la gestion intégrée des secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture permettra d’atteindre plus d’efficacité dans la mise en œuvre des projets liés à ces domaines vitaux et nécessaires au développement de l’économie nationale et à la réalisation de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, à la lumière du changement climatique, ainsi qu’à la réalisation du développement durable.

Cet événement de deux jours, organisé par le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et la Maison méditerranéenne du climat (MCC), a pour objectif de comprendre les impacts à long terme du lien du nexus eau-énergie-sécurité alimentaire sur la croissance, les moyens d’améliorer la cohérence entre la planification et les priorités nationales, régionales et locales, ainsi que l’importance de promouvoir les investissements du secteur privé dans le Nexus.

Il ambitionne également de contribuer à l’élaboration de politiques régionales intégrées, à même d’ériger Tanger-Tétouan-Al Hoceima en région pilote, en prônant de nouvelles façons de penser sur la gouvernance des ressources naturelles nécessaires pour fournir à tous les besoins humains fondamentaux en eau, en énergie et en nourriture, d’une manière écologiquement durable, économiquement viable et socialement inclusive, qui soit en outre capable de faire face aux chocs et aux catastrophes.

Après avoir présenté le cadre juridique et législatif relatif à la gestion des ressources en eau, M. Baraka a fait savoir que le Maroc dispose d’importantes infrastructures hydrauliques réparties sur toutes les régions du Royaume.

Le ministre a fait remarquer que le développement du secteur hydrique nécessite des ressources énergétiques supplémentaires, à la lumière des changements climatiques et de la diminution des ressources en eau, et ce face à une demande croissante en eau dans le domaine agricole, notant que cette situation requiert la mobilisation de ressources hydriques supplémentaires consommatrices d’énergie (dessalement de l’eau de mer pour produire environ un milliard de m3 par an, transfert de l’excédent d’eau et liaison des bassins), ce qui nécessite d’intégrer ces projets, très coûteux en termes d’énergie, dans la stratégie énergétique nationale, notamment dans le programme des énergies renouvelables.

Il a ainsi appelé à une refonte de la gestion de l’eau et de l’énergie en adoptant une approche intégrée, afin de trouver des solutions basées sur une évaluation intégrée des défis et l’unification des opportunités offertes par les secteurs de l’eau et de l’énergie, soulignant la nécessité d’assurer l’efficacité hydrique et l’efficacité énergétique dans les domaines de l’industrie, du tourisme et de la construction, entre autres.