GROGNE DES ARCHITECTES DE CASABLANCA

Nabila Rmili réorganise le service d'urbanisme de la ville

La maire de Casablanca, Nabila Rmili, n’a pas tardé à répondre favorablement aux revendications des architectes de la ville qui ont dénoncé publiquement des blocages provoqués, depuis novembre 2022, par l’ancienne équipe du service d’urbanisme de la ville.


Après la grogne des architectes de Casablanca qui ont dénoncé, début mai 2024, une situation de blocage provoquée par les services d’urbanisme du Conseil de la Ville, la maire de la métropole économique, Nabila Rmili, a pris des mesures urgentes, lundi 13 mai 2024, en procédant à une nouvelle organisation du guichet d’urbanisme au sein du Conseil, connu sous le nom de «Dar Khadamat» (maison des services).

La maire a ainsi nommé une nouvelle architecte à la tête de ce service en remplacement de l’ancienne dirigeante que les architectes n’hésitaient pas à dénoncer pour avoir longtemps prolongé une situation de blocage pour l’obtention des autorisations de construire et autres permis d’habiter. La réorganisation du service comprend également la création de nouvelles fonctions dont principalement la nomination d’une fonctionnaire chargée de mener et superviser la coordination avec les architectes. A cela s’ajoutent la préparation et la mise en place de nouvelles procédures susceptibles de fluidifier l’octroi des autorisations. De telles mesures, aussitôt annoncées et mises en place, ont rapidement suscité la satisfaction des architectes qui voient dans les nouvelles initiatives communales un pas positif vers l’apaisement des tensions et une amélioration significative de leurs conditions de travail.


Avancée importante
Ces réformes sont perçues comme une avancée importante pour le secteur de la construction à Casablanca, promettant une plus grande efficacité et une meilleure collaboration entre les services municipaux et les professionnels de l’architecture. Il y a seulement une semaine, la guerre déclarée par les architectes à la mairie de Casablanca avait atteint son paroxysme en organisant, début mai dernier, une conférence de presse pour faire le point sur la situation.

«Nous n’avons jamais cessé de dénoncer la complication des procédures pour l’obtention des permis de construire et des permis d’habiter, tout en appelant la mairie de Casablanca à prendre les mesures nécessaires pour pallier ce problème», avait notamment expliqué Mohamed Karim Sbai, président du Conseil régional de l’Ordre des architectes du centre. Concrètement, le Conseil régional expliquait notamment subir un total irrespect des dispositions du règlement général de construction, tant au niveau du traitement des dossiers d’autorisations, que de celui des permis d’habiter.

Les architectes se disaient ainsi piégés dans un engrenage administratif, acculés dans des circuits administratifs insoutenables, outrepassant les lois et règlements en vigueur et en opposition aux directives officielles incitant à l’encouragement des investissements et à la fluidification des procédures administratives. Avec l’intervention opportune de la maire de Casa, tout est rentré dans l’ordre. La hache de la guerre est désormais enterrée entre les deux parties. Avec l’espoir de voir le secteur de la construction reprendre son envol.

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