Le Moussem d'Assilah rend hommage à Mohamed Brini, vétéran de la presse marocaine

Un parcours exceptionnel

À travers un parcours d’exception, le pionnier de la presse partisane et indépendante qu’est Mohamed Brini est un de ces journalistes qui ont contribué à la transformation de la scène médiatique marocaine

Malgré ces temps difficiles de désenchantement et d’écart de plus en plus grandissant entre le métier rêvé de journaliste et les conditions réelles d’exercice, rendre hommage, jeudi 11 novembre 2021, à un pionnier de la presse comme Mohamed Brini, comme l’ont fait les organisateurs de la 42ème édition du Moussem culturel international d’Assilah, est plus qu’une bouffée d’oxygène. Un appel à garder l’espoir pour tous ces jeunes journalistes qui ont souvent pensé jeter l’éponge.

Pour persévérer, ils ont besoin de ces témoignages vis-à-vis de ce journaliste d’exception qu’est Mohamed Brini. Un professionnel résistant, comme tous ces passionnés de ce métier, qui ont toujours su se raccrocher, et ce malgré tout. Le premier à témoigner, lors de l’ouverture de l’espace de «la Tente de Créativité», au titre de l’année 2021, dans le cadre du Moussem d’Assilah, n’est autre que l’infatigable Mohamed Benaissa, secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah.

En effet, ce dernier n’a pas manqué d’indiquer que Mohamed Brini est «un des acteurs qui ont innové dans le domaine de la presse et des médias». L’homme est connu pour ses prises de position indépendantes, sa rigueur professionnelle et ses opinions courageuses.

L’humanisme inspiré Un autre témoignage aussi éloquent est celui de Khalil Hachimi Idrissi, le Directeur général de l’Agence Marocaine de Presse (MAP). Ainsi, dans une intervention intitulée Mohamed Brini, le cadre commun, M. Hachimi Idrissi n’a pas manqué de souligner que Brini est ce journaliste qui a «une forte personnalité basée sur la culture du Sud-est du Maroc, équilibré dans ses prises de position et son approche des faits, connu pour la constance de ses positions et son attachement à ses principes, et imprégné d’une culture démocratique, du sens du dialogue, du bon partage des idées, et du choix du moment propice pour les exprimer».

Quant au journaliste, écrivain et ancien ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Achaari, il a noté que l’humanisme inspiré par l’environnement du Sud de Brini ne l’a pas quitté même lorsqu’il militait dans la métropole de Casablanca, ajoutant qu’il se démarque par une loyauté sans faille envers ses idées politiques et ses amitiés, ainsi que son style calme dans le dialogue et le travail d’équipe .

Le défi de la presse professionnelle
Témoignant à son tour, le président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), Noureddine Miftah, a fait savoir qu’en plus d’être à la tête d’un changement unique dans la presse marocaine, Brini était «la conscience» de la fédération, qui a contribué à plusieurs chantiers fondateurs et structurants du secteur.

Le journaliste et ancien directeur général de Sapress, Mohamed Berrada, a noté, quant à lui, que Brini s’est illustré, tout au long de son parcours professionnel, par le fait de relever les défis avec l’audace d’une personne attachée aux constantes de la Nation.

Enfin, le directeur de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC), Abdellatif Bensfia, a fait savoir que Brini est leader des luttes médiatiques, puisqu’il a relevé le défi de passer de professeur à journaliste.