L'assassinat d'un afro-américain par un policier bouleverse les États-unis

RACISME

Tué par un policier lors d’une arrestation musclée, George Floyd a provoqué une sensibilisation énorme quant au racisme anti-noir aux Etats-Unis. Des manifestations se sont transformées en violentes émeutes.

Le racisme et la brutalité policière n’ont jamais autant irrité les Américains. “I can’t breathe” “(je ne peux pas respirer)”, cette phrase qu’a répétée George Floyd, mort asphyxié lors de son arrestation le lundi 25 mai 2020 à Minneapolis, a provoqué un énorme élan de solidarité et de soutien pour venir à bout de la spirale des violences policières. Deux jours après la mort de George Floyd, mercredi 27 mai 2020, des manifestations ont éclaté dans 140 villes américaines, pour clamer la justice pour cet Afro-américain, tué de sang froid par un policier au passé bien garni. Licencié au lendemain de ce meurtre, Derek Chauvin qui est actuellement poursuivi pour homicide involontaire et acte cruel et dangereux ayant causé la mort, a déjà fait l’objet de 18 plaintes, et a été impliqué dans trois fusillades. Comment un policier aussi violent peut-il toujours être de service? D’après plusieurs médias, toutes les plaintes contre lui ont été classées.

L’arrestation du policier, et l’ouverture de plusieurs enquêtes, dont une dirigée par le FBI, n’ont pas calmé l’ire des Américains. Les manifestations pacifiques se sont vite transformées en pillages et actes de vandalisme un peu partout, notamment, devant la Maison Blanche. Des heurts entre manifestants et policiers ont été enregistrés, samedi 30 mai, dans les plus grandes villes des Etats-Unis. Face à des émeutes de plus en plus violentes, Donald Trump et sa famille ont dû quitter la maison présidentielle, pour se mettre à l’abri.

Homicide involontaire
Un couvre-feu a également été déclaré dans plusieurs villes pour limiter le rassemblement des populations. Accusé d’avoir nourri une politique pro-racisme, Trump est plus que jamais dans le collimateur des Américains. Cinq mois avant les élections présidentielles américaines, le président est visé par une énorme campagne de déréliction sur les réseaux sociaux sous la direction de Anonymous, un groupe de hackers qui a pour but de défendre la liberté d’expression. Le groupe d’activistes non-identifiés a revendiqué le piratage du département de police de Minneapolis. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux du groupe, Anonymous disent vouloir venger l’âme de George Floyd et menacent la police de divulguer des informations gravissimes.

Le collectif de hackers a également accusé le président américain de faire partie d’un vaste réseau de pédophilie avec le mannequin Naomi Campbell, et le milliardaire Jeffrey Epstein, arrêté en 2019 suite à des témoignages de plusieurs jeunes filles mineures. N’ayant pas développé ces tweets dénonciateurs, Twitter a retiré les posts du groupe concernant cette affaire. Lundi, les communications internes sont coupées à Washington. À 8h du matin, la capitale américaine n’émet aucun bruit, et les familles des manifestants ne retrouvent plus leurs proches descendus manifester hier soir.


1 commentaire

  • Hamza

    2 Juin 2020

    Peine perdue que ces manifestations.Dans ce pays où le système électoral est fait pour propulser des racistes au sommet de la fédération US,il n'y a de compréhensible que la concrétisation de la prophétie du Français Barjavel dans son roman,Ravage.

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