Le monde rural électrifié à plus de 99%

L'ONEE a investi plus de 7 milliards de dirhams en 2020

L’année 2020 a été marquée par une baisse exceptionnelle de la demande d’électricité, qui atteindrait environ -1,4% à fin 2020, en raison de la pandémie de Covid-19 et de ses impacts sociaux et économiques.

L’Office national de l’Electricité et de l’eau potable est, sans aucun doute, l’un des établissements publics les plus actifs en matière d’investissement. En 2019, une enveloppe budgétaire globale de 8,4 milliards de dirhams a été investie, dont 4,1 milliards de dirhams pour l’activité d’électricité et 4,3 milliards de dirhams pour l’activité eau potable et assainissement liquide.

Selon le patron de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, qui a présenté le bilan de l’office lors de son dernier conseil d’administration, présidé par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, vendredi 29 janvier 2021, les investissements en matière d’Électricité visent à répondre aux besoins du pays en énergie électrique, renforcer le réseau de transport et de distribution de l’électricité et généraliser l’électrification en milieu rural.

Satisfaction de la demande
Quant à l’activité eau potable et assainissement liquide, cette enveloppe de 4,3 milliards de dirhams a été investie pour renforcer et sécuriser l’alimentation de la population en eau potable en milieux urbain et rural ainsi que le développement du réseau d’assainissement liquide. Aussi, un investissement total de 7,1 milliards de dirhams a été réalisé en 2020, dont 3,5 milliards pour l’activité électricité et 3,6 milliards de dirhams pour l’activité eau. La demande nationale en électricité a évolué à une moyenne de 4% sur la dernière décennie, pour atteindre plus de 38.853 GWh à fin 2019. La pointe maximale de la demande a également augmenté de 230 MW en 2019, en hausse de 3,7% par rapport à celle enregistrée en 2018.

Selon l’Office, l’année 2020 a été marquée par une baisse exceptionnelle de la demande d’électricité, qui atteindrait environ -1,4% à fin 2020, en raison de la pandémie de Covid-19 et de ses impacts sociaux et économiques. La pointe maximale de la demande a également baissé de 1,5% par rapport à celle enregistrée en 2019. Par ailleurs, la puissance électrique installée serait de 10.557 MW à fin 2020, avec une part des énergies renouvelables d’environ 36,8%.

Depuis l’adoption par le Maroc de la nouvelle stratégie énergétique en 2009, l’ONEE a fait état de l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la satisfaction de la demande (de 13% en 2009 à 19% en 2019) et le renforcement des moyens de production suite à la mise en service des unités 5 et 6 de Jorf Lasfar et des centrales de Safi et de Jerada.

Il s’agit, également, de la diminution de la consommation du fuel suite à la mise en place d’un plan d’action d’optimisation d’utilisation du fuel (de 14% en 2009 à 2% en 2019), le maintien de la part du gaz naturel et la réduction de la dépendance visà- vis des importations. En matière de généralisation de l’accès à l’électricité dans le milieu rural, le taux d’électrification rurale a évolué de 32% en 1998 à 99% à fin 2020, permettant l’amélioration de la qualité de vie des populations rurales et sa modernisation.

Une enveloppe budgétaire de 24,4 milliards de dirhams a été investie, dans ce sens, dont 281 millions de dirhams au titre de l’année 2019 et près de 250 millions de dirhams en 2020.