Monde d'avant ou monde d'après?

Il est temps de réfléchir sur notre mode de vie et sur nos priorités.

Le variant Delta du coronavirus et ses éventuels successeurs jouent négativement sur la vie et la santé des gens, non seulement au Maroc, mais partout dans le monde, et ont des incidences économiques. La pandémie Covid-19 a, notamment, mis en évidence les inégalités tenaces et les lacunes importantes qui subsistent dans tous les pays en matière de couverture, d’exhaustivité et d’adéquation de la protection sociale aux besoins des populations.

De même, les émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre exercent des effets néfastes sur le climat. Toute hausse de température d’une certaine ampleur déclencherait des phénomènes météorologiques extrêmes, «sans précédent », à l’image de ces innombrables inondations et incendies qui ont ravagé, au cours de cet été, plus d’un pays: États-Unis, certains pays d’ Amérique latine, certains pays d’Europe et d’autres pays africains comme le nôtre.

Néanmoins, ces deux phénomènes que sont la pandémie et le climat ont eu, un effet positif, puisqu’il a amené plus un chacun à réfléchir sur notre mode de vie, et donc sur nos priorités économiques.

La question qui taraude notre esprit est , donc, la suivante: Serons- nous condamnés à retrouver l’ordre du «monde d’avant Covid» , ou au contraire espérer que le «monde post Covid» serait plus solidaire et moins consommateur en ressources naturelles. Tout dépendra de la pluralité de réformes à mettre en oeuvre pour construire le Maroc de demain, nous disent certains observateurs avisés.

Pour ces derniers, l’économie marocaine, à l’instar des autres économies de par le monde, est confrontée à de nombreux défis, liés au choc de la pandémie mais également à des mutations plus longues et plus profondes qui, pandémie ou non, ont et auront des effets durables. Un consensus autour de deux thèmes clés a émergé.

Le premier thème concerne la menace existentielle que constitue le changement climatique et les réponses que nous devons y apporter. Le deuxième porte sur les inégalités face à la couverture sociale. Sur chacun de ces deux thèmes, il faut tirer les implications en matière de politiques économiques appropriées. De la manière de les prendre en compte dépendra, en grande partie, leur acceptation et leur succès.

C’est un fait, le changement climatique est une urgence absolue. Il reste peu de temps pour agir et, plus nous attendons, plus les mesures nécessaires à la mitigation et l’adaptation seront coûteuses. Cette urgence est largement perçue comme telle par la majorité des citoyens européens, mais moins par les nôtres. Ceci dit, lorsqu’on s’aventure, chez nous, sur le terrain de de la politique écologique et des mesures mises en place pour pallier les conséquences du réchauffement climatique, tout reste à faire pour élaborer une politique écologique efficace.

Mis à part les eforts mis en matière des énergies renouvelables. Concernant le volet de la protection sociale, tout dépendra du respect du calendrier prévu pour sa mise en oeuvre: 2021-2022 pour la généralisation de l’AMO de base, 2023-2024 pour la généralisation des allocations familiales et 2025 pour l’élargissement de la base des adhérents aux régimes de retraite.