La marocanité du Sahara par le développement socio-économique et humain

DISCOURS DU ROI MOHAMMED VI A L’OCCASION DU 47EME ANNIVERSAIRE DE LA MARCHE VERTE


Le discours royal du 6 novembre 2022 s’inscrit dans la continuité et la cohérence. S.M. le Roi a démontré, au monde entier, preuves tangibles, matérielles et palpables à l’appui, que la marocanité du Sahara n’est pas un vain mot. Le Royaume poursuit avec la même force et la même conviction le développement de ses provinces du sud.

Entre les discours royaux du 39ème et du 47ème anniversaires de la Marche Verte, la face du Sahara marocain a changé. Le 6 novembre 2014, le Souverain avait déclaré que «Le Maroc restera dans son Sahara et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps» et que «(…) depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la patrie unie».

Le 6 novembre 2022, soit huit ans après, le Roi a démontré, au monde entier, preuves tangibles, irréfutables voire matérielles et palpables à l’appui, que la marocanité du Sahara n’est pas un vain mot. Le Royaume poursuit avec la même force et la même conviction le développement de ses provinces du sud. «Notre approche pour défendre la marocanité du Sahara procède d’une vision intégrée qui joint, à l’action politique et diplomatique, la promotion du développement socio-économique et humain de la région», a souligné Sa Majesté. Il en apporte la preuve. Doté d’une enveloppe budgétaire de plus de 77 milliards de dirhams, le Programme de développement intégré des provinces du Sud «est conçu pour initier une véritable dynamique économique et sociale dans la région. Sa vocation est de stimuler, dans ces territoires, la création d’emplois, d’y assurer un climat propice à l’investissement, de les pourvoir des infrastructures et des équipements qui leur sont nécessaires».

Le Souverain n’a pas omis de lancer un message aux adversaires de l’intégrité territoriale, à l’Algérie et à son protégé le Polisario s’entend plus particulièrement. Il a appuyé l’idée que ce projet répond «exactement aux préoccupations et aux attentes de la population des provinces du sud», tout en mettant l’accent sur le fait que la responsabilité de superviser la réalisation des projets qui le composent «incombe aux autorités locales et aux conseils élus». C’est dire que les bases du processus d’autonomie, plan marocain promu depuis 2007, sont déjà là.

 

Des résultats réjouissants

Cette gestion locale du plan de développement de nos provinces du sud a porté ses fruits. «Plus de sept ans environ après le lancement de ce programme, et avec un taux d’engagement proche de 80% de l’enveloppe budgétaire allouée, Nous nous réjouissons des résultats positifs atteints», martèle le Roi Mohammed VI. Les projets sortis de terre en attestent.

Les détails des réalisations concrètes ne font, en effet, qu’étayer cette perception selon laquelle le Maroc est et restera dans son Sahara. La voie express Tiznit-Dakhla est d’ores et déjà en phase d’achèvement. La connexion de la région au réseau électrique national est bel et bien assurée et ses réseaux de communication ont également bénéficié d’un plan de renforcement et d’extension. Par ailleurs, le projet de stations d’énergie solaire et éolienne prévu au programme a été mené à son terme.

 

De nouveaux horizons

Ce n’est pas tout. Comme le rappelle le discours royal, les études et les formalités administratives afférant au grand port Dakhla Atlantique ayant été finalisées, les travaux de construction démarreront prochainement. S’agissant du volet économique, «un ensemble de projets ont été menés à bien dans le cadre de la filière de mise en valeur et de transformation des produits halieutiques. Ainsi, des milliers d’emplois ont-ils pu être créés et proposés aux habitants de la région». Dans le domaine agricole, «plus de six mille hectares aménagés à Dakhla et à Boujdour ont été mis à la disposition de jeunes agriculteurs de la région».

De surcroît, la plupart des projets prévus dans les filières du phosphate, de l’eau et de l’assainissement affichent des taux de réalisation avancés. Le social et le culturel ne sont pas en reste: «Plusieurs acquis ont été enregistrés dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation. Dans le même esprit, les initiatives d’auto-emploi et la promotion de la langue et de la culture hassanies, inscrites au cœur de l’identité nationale unifiée, ont été soutenues».

Cette dynamique est accompagnée d’une vision d’exploration de nouveaux horizons, notamment en ce qui concerne l’économie bleue et les énergies renouvelables.

Les réalisations et acquis énumérés par S.M. le Roi appuient la diplomatie marocaine, qui véhicule un message véridique. C’est que le Maroc fait profiter les populations des provinces du Sud des richesses produites par le pays. Pour chaque dirham des recettes de la région, le pays investit 7 dirhams dans son Sahara. En même temps, ces réalisations, vérifiées et vérifiables, contrecarrent la propagande continue menée par les mercenaires et les sympathisants du Polisario par interposition pour le compte du régime militaire algérien auprès des juridictions européennes et sud-américaines. Une campagne de propagande construite sur l’idée chimérique et délétère que la population des provinces du sud ne profite point des accords commerciaux conclus entre le Maroc et des pays ou groupements économiques comme l’Union européenne.

En seulement une année, l’Algérie a dépensé 6 milliards de dollars américains pour soutenir le lobbying polisarien. Quel gâchis! Car, au final, cet «investissement» faramineux ne produit rien de concret. Il sert à munir d’armes le Polisario et ses milices, à financer leurs déplacements, leurs habitats, leurs nourritures et leurs groupes de pression et de lobbying en Afrique, en Europe et en Amérique.

 

Un message véridique

D’un côté, le Maroc investit et développe une de ses provinces. De l’autre, l’Algérie dilapide des pétrodollars sonnants et trébuchants (très utiles par les temps qui courent pour soutenir le pouvoir d’achat des Algériens qui manquent même des produits alimentaires de base), pour financer tout ce qui peut empêcher le parachèvement de l’intégrité territoriale de son voisin de l’est, d’un point de vue du droit international.

Le message ultime dans le discours royal du 6 novembre 2022 est une réponse aux manœuvres de l’Algérie. Le Maroc et son Sahara se développent dans une vision continentale. «L’effort de développement que nous menons au Sahara nous permet de consolider ce rôle historique (lien entre le Maroc et sa profondeur africaine, ndlr) de manière ferme et durable et, au-delà, de l’inscrire dans une perspective résolument tournée vers le futur. Cette orientation est fondamentalement en phase avec la nature même des relations privilégiées unissant le Maroc au reste des pays africains, que nous avons à cœur de développer, au mieux des intérêts communs de nos peuples frères», a précisé S.M. le Roi.

Le but étant de co-construire une Afrique unie et solidaire par des projets communs dans un esprit gagnant-gagnant. L’exemple le plus édifiant est celui du gazoduc Nigéria-Maroc. Le Mémorandum d’entente, signé récemment à Rabat, avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et, à Nouakchott, avec la Mauritanie et le Sénégal, traduit la détermination des pays concernés à s’engager dans ce projet stratégique qui garantira la sécurité énergétique et le développement socio-économique et industriel de la région de l’Afrique de l’ouest, dont la population dépasse 440 millions d’habitants et permettra aussi d’alimenter le réseau européen en gaz naturel.

Somme toute, le discours royal s’est inscrit dans la continuité et la cohérence de ses précédents. L’effort de développement du Sahara marocain ne s’attache pas aux seuls faits concerts du présent mais s’inscrit plutôt dans une perspective tournée vers le futur. Il montre à la communauté internationale que l’Algérie, qui se cramponne à sa thèse séparatiste chimérique, perd de plus en plus de sa crédibilité. De l’Algérie, on ne voit qu’un pays dirigé hermétiquement et autocratiquement par une junte militaire qui, pour détourner l’attention de ce qui se passe sur la scène intérieure, tente vainement de déstabiliser son voisin et d’autres pays arabes

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