Modernisation de la vente du bétail au Maroc

CRÉATION À AZROU D’UN MARCHÉ AUX BESTIAUX PILOTE

Ce nouveau concept introduit par la Comader répond aux mesures sanitaires et se caractérise par des installations qui permettent une évolution des souks de bétail hebdomadaires vers des marchés à bestiaux modernes.

Si les spéculations circulent toujours quant à une éventuelle annulation de la fête du mouton en raison des circonstances économiques difficiles que vivent beaucoup de familles marocaines à cause de la crise sanitaire, il n’en demeure pas moins que les préparatifs vont bon train pour son organisation, prévue vers la fin du mois de juillet 2020. Depuis le 10 juin dernier, date à laquelle certaines régions du Maroc ont été déconfinées, plus de 70 marchés et souks hebdomadaires destinés à la vente du bétail ont été rouverts par le ministère de l’agriculture pour permettre aux Marocains d’avoir une idée sur les prix et la qualité du bétail disponible sur le marché.

Mais d’autres initiatives considérées comme conformes à la conjoncture de la crise sanitaire sont proposées par d’autres organisations agricoles. Il s’agit, notamment, de la création par la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader), de nouveaux marchés à bestiaux pilotes à la hauteur des objectifs de la stratégie Génération Green 2020-2030, et ce en partenariat étroit avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime et du Développement rural.

La ville d’Azrou a été choisie pour accueillir l’expérience pilote de ce nouveau concept de marché, en attendant sa généralisation sur tout le territoire national. Ce marché répond aux mesures sanitaires décrétées par les autorités compétentes et se caractérise par des installations qui permettent une évolution des souks de bétail hebdomadaires vers des marchés à bestiaux modernes, aménagés et dotés d’équipements à même de valoriser au mieux le potentiel génétique du bétail et créer une véritable bourse des prix.

En outre, les marchés à bestiaux pilotes sont clôturés dans une zone électrifiée, proche d’une adduction d’eau potable, encadrés par des aires de circulation visiblement tracées et dotés de box individuels où chaque éleveur met à la vente ses animaux (bovins, ovins, caprins). Ils disposent également de blocs sanitaires à l’entrée et à la sortie des souks avec installation de points d’eau, ainsi que d’un pont bascule pour la pesée des animaux et permettent l’accès aux souks seulement aux animaux identifiés (portant des boucles).

Mieux valoriser potentiel
Outre la tenue d’un registre des entrées, sorties, ventes et achats de bétail afin de garantir la traçabilité, un manuel de procédures indique au gestionnaire du souk l’ensemble des directives permettant de maintenir le souk au niveau des standards requis, précise-t-on auprès de la Comader. La Comader souligne, par ailleurs, que les présidents des interprofessions agricoles membres de la Comader sont tous mobilisés afin de sensibiliser et impliquer tous les acteurs concernés dans ce processus de modernisation et d’étendre cette expérience à toutes les régions du pays avec le soutien des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur, et des collectivités régionales, provinciales et locales.

Il faut dire que le défi majeur pour la fête religieuse de cette année est d’empêcher que les souks hebdomadaires de vente du bétail ne se transforment en points chauds de la transmission de la maladie du Covid- 19


Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case
X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger